
Vendredi, 19 juillet 2024-Sauf changement des dernières minutes, le conflit des limites opposant la ville congolaise de Matadi à celle de la municipalité angolaise de Noqui, connaîtra son dénouement total d’ici fin première quinzaine du mois d’août prochain.
C’est ce qui ressort de la troisième séance de travail qu’ont eu tout dernièrement les deux parties en conflit qui, à l’initiative de Dominique Nkodia Mbete, maire de Matadi, se sont mises une fois de plus autour d’une même table pour poursuivre le processus déjà entamé visant le renforcement aussi bien de la concorde que de la coopération bilatérale entre les deux villes ci-haut citées qui sont sensées d’émettre sur la même longueur d’ondes.
En effet, pour cette énième rencontre qualifiée de tous les enjeux qui s’était déroulée, comme d’habitude, dans la ville angolaise de Noqui, province de Do Zaïre, la forte délégation congolaise de Matadi conduite par Faustin Kiyungu Kiyanza, Chef de poste principal de la Direction Générale des Migrations (DGM), et laquelle était composée respectivement du Conservateur des titres immobiliers, des Chefs des divisions provinciales du cadastre et de l’Institut Géographique du Congo, du Chef de bureau des travaux publics et infrastructures, d’un topographe ainsi que d’un conseiller du maire de Matadi, s’est rendue, accompagnée de celle de la partie angolaise de Noqui, vers les différents lieux où sont implantées les bornes séparant les deux pays, à savoir : la République Démocratique du Congo et l’Angola.
L’idéal était de voir de visu la manière avec laquelle ce poste frontalier commun est menacé par les constructions anarchiques de la part de certains congolais.
Alors que logiquement, cette partie frontalière soumise aujourd’hui à la spoliation, est une zone neutre entre les deux pays. Par conséquent, elle est sensée d’être protégée.
Quelques techniciens faisant partie de la délégation angolaise de Noqui, après y avoir mené les investigations, carte géographique à l’appui, ont approuvé noir sur blanc la culpabilité des congolais dans ce conflit qui, en somme, a été évité de justesse grâce à la sagesse de Dominique Nkodia Mbete et de José Antonio respectivement maire de Matadi et Administrateur de la municipalité angolaise de Noqui.
Les deux hommes qui ont toujours prôné la paix sociale entre les deux entités politico-administrtives et leurs peuples, ont cependant mis à profit leur volonté politique pour éviter à ce que cette situation ne puisse dégénérer au vu de bonnes relations qui ont toujours existé entre le Président congolais Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo et son homologue angolais Juâo Lourenço.
Face à ce conflit qui tendait à prendre des proportions inquiétantes, la partie congolaise de Matadi qui ne pouvait décider seule, a enfin sollicité 48 heures afin de lui permettre de dresser un rapport détaillé et circonstancié à soumettre aux instances supérieures du pays pour son aboutissement à des meilleurs résultats devant être acceptés par tous.
Très satisfaits des résolutions formulées de commun accord entre les autorités de deux villes rapprochées, il a été décidé ensemble d’initier une toute dernière rencontre qui aura pour objectif d’étudier les voies et moyens susceptibles de mettre une fois pour toute un terme, à l’amiable, à ce conflit. La première quinzaine du mois d’août prochain a été à cet effet choisie pour la circonstance.
Mais en attendant, il a été demandé à l’une et l’autre partie, non seulement de laisser une distance de 50 mètres à partir du poste frontalier en vue de permettre aux équipes des patrouilleurs de deux villes d’avoir un espace devant servir de couloir pour mieux réaliser leur travail ; mais aussi et surtout de sensibiliser , chacune dans sa ville, ses compatriotes pour qu’ils cessent définitivement avec ces pratiques déshonorante consistant à violer les limites d’autrui.
Question de sauvegarder davantage les relations entre les deux pays et les deux peuples.
Dieudonné MUAKA DIMBI



