
Dimanche, 28 juillet 2024-Depuis un certain temps, la Société Nationale d’Electricité (SNEL) ayant seule le monopole respectivement de la production, la distribution et la commercialisation de l’énergie électrique en République Démocratique du Congo, a de plus en plus du mal à desservir normalement sa clientèle sans cesse croissante en électricité.
Cette situation déplorable est tout simplement due à une calamité naturelle caractérisée par l’étiage que connaît le fleuve Congo dont le niveau d’eau a sensiblement baissé de 6 mètres.
Suite à ce qui précède, quelques turbines au niveau du barrage hydroélectrique d’Inga, situé dans la province du Kongo Central, sont présentement à l’arrêt avec toutes les conséquences néfastes que cela entraîne dans le fonctionnement de cet ouvrage revêtant une importante particulière dans l’économie de la République Démocratique du Congo.
C’est ce qui justifie la mission effectuée le week-end dernier, à Inga, par le Directeur du Département de la production de la Snel, l’Ir. Henri Matab-a-Muteb, pour se rendre personnellement compte de la situation.
Sur place, l’homme a constaté avec beaucoup d’amertume qu’à Inga 1, sur les 6 turbines avec lesquelles cette Centrale se serve dans la fourniture du courant électrique, 5 seulement sont aujourd’hui opérationnelles.
L’une d’entre elles, c’est-à-dire celle du G 16 avec 50 mégawatts, ayant été momentanément mise en pause.
A Inga 2, par contre, sur les 8 qu’il compte, 6 sont en marche. Les 2 autres, soit celle du G 23 avec 90 mégawatts ainsi que celle du G 26 avec 150 mégawatts, ont été suspendues temporairement suite à la baisse des eaux du fleuve Congo qui ne leur permettent plus à tourner correctement.
La suspension de fonctionnement de ces trois turbines ci-haut citées faisant au total, à elles seules, 290 mégawatts, entraîne cependant des répercussions notamment sur Kinshasa où le 2/3 de la ville, lorsqu’on se réfère à la quantité de puissance qu’on lui attribue quotidiennement, est pratiquement plongé dans le noir et ce, jusqu’à nouvel ordre.
Ce sont donc là, dixit le responsable du Département de la production de la Snel, les conséquences de la nature difficilement évitable.
Faudrait-il alors laisser perdurer davantage cette situation ? La réponse à cette question, selon le Directeur Général Fabrice Losenge, est non.
C’est dans ce cadre précis a-t-il jugé opportun de mettre à contribution le peu d’expertises managériales longtemps acquises pour donner des instructions à l’équipe de sa Direction de la production Ouest qui, pour l’heure, travaille d’arrache-pied 24 heures sur 24.
Question de remédier au plus vite à ce fléau aux conséquences incalculables et ce, dans l’attente de la reprise normale des eaux du fleuve Congo qui, d’après le nº 1 de la Snel, n’est qu’un problème de quelques semaines.
Car, selon une certaine indiscrétion, les pluies seraient reprises avec abondance vers l’Ubangi dans le Grand Equateur.
Ce qui, somme toute, pourrait facilement décanter la situation au niveau de la Centrale hydroélectrique d’Inga. Car, dit-on, lorsqu’il y beaucoup des pluies, il y a aussi beaucoup des débits.
Les provinces telles que le Kongo Central, Kinshasa et une partie du grand Katanga pourraient alors, en cas d’espèce, connaître facilement la montée des eaux du fleuve Congo.
Ce qui, à en point douter, favoriserait le fonctionnement normal du barrage hydroélectrique d’Inga et la reprise de ses puissances ordinaires.
Les provinces du Nord et du Sud-Ubangi, en ce qui le concerne, pourraient, elles aussi, reprendre ses lettres de noblesse en matière électrique dans 9 à 10 jours et enfin celles de la Tshopo et de Lualaba respectivement dans 15 à 20 jours et dans 29 jours, selon les estimations des techniciens de la Snel.
Dieudonné MUAKA DIMBI



