
Vendredi, 17 janvier 2025-Le Kongo Central, province située dans la contrée Sud-Ouest de la République Démocratique du Congo, outre ses potentialités énergétiques et portuaires, regorge d’importants sites touristiques. Parmi lesquels celui de la chute de Zongo représentant un précieux patrimoine naturel.
Puisant sa source de la rivière Inkisi qui est à compter parmi les affluents du majestueux fleuve Congo, la chute naturelle de Zongo située à près de 230 kms à l’Est de Matadi, capitale de la province chère au Prophète Simon Kimbangu et à Joseph Kasa-Vubu, le tout premier Président élu de la République Démocratique du Congo, est un lieu paradigmatique jugé très favorable notamment aux visites, aux repos familiaux, aux excursions et aux randonnées.
Enfouie dans une vaste forêt verdoyante présentant l’image d’une dense végétation, elle dégage un air frais du reste très avantageux pour la santé tant humaine qu’animale.
Avec une hauteur de plus ou moins 65 m, elle attire au jour le jour de nombreux visiteurs et touristes en provenance de tous les horizons planétaires.
C’est ce qui, en somme, justifie la présence, sur ledit site, des infrastructures viables et dignes faisant à juste titre sa fierté. Entre autres les résidences pour visiteurs et touristes faites aussi bien des appartements spacieux que des chambres simples ; mais aussi des espaces aménagés pour des distractions saines ainsi que pour l’adminiration du site dont l’importance culturelle et écologique n’est plus à démontrer.
Un gérant d’un opérateur économique exploitant un bistrot fait d’un petit café et d’un restaurant sur un espace dudit site longtemps pris en location par son patron, regrette, quant à lui, les tracasseries administratives que leur font subir certains services de l’Etat établis à Kinshasa, en général, et en province, en particulier.
Il s’exprime en ce terme : « Un total de plus de dix taxes dont certaines illégales et d’autres payées deux fois : voilà les contraintes pesant lourdement sur nos recettes », se plaint-il sous le couvert de l’anonymat.
En sus, ajoute-t-il encore, « presque toutes les semaines, les autorités publiques, pour la plupart les membres du gouvernement de la république, font visiter gratuitement leurs membres de famille et les font manger et boire sans devoir payer un seul franc congolais. A notre moindre réaction, elles nous répondent très souvent : « à facturer au gouvernement congolais », gémit-il.
Cette situation à la fois déplorable et inquiétante perdure et cela, en dépit de leurs nombreuses réclamations demeurées à ce jour sans suite ; occasionnant ainsi un grand manque à gagner pour leurs affaires.
Suite au précédent, beaucoup d’opérateurs économiques préfèrent désormais aller exercer aillleurs leur commerce du genre au vu de lourdes charges qui pèsent sur eux par la mauvaise fois de certains décideurs.
Notamment celles liées à l’exploitation, à la réhabilitation des infrastructures du site atteintes par le virus du vieillissement et surtout aux salaires du personnel ; ce dernier qui éprouve d’énormes difficultés pour nouer les deux bouts du mois.
Il en est de même des agents du tourisme commis à l’entretien régulière et permanente de la chute naturelle et touristique de Zongo. « Ça fait déjà près d’une année, nous ne recevons plus nos primes mensuelles à cause des hommes politiques qui viennent souvent visiter notre site sans devoir débourser au préalable l’argent », se lamente l’un d’eux qui a requis l’anonymat, de peur d’être mal vu par sa hiérarchie.
Pour le Directeur provincial de l’Office Congolais du tourisme, tout en déclarant fondées les doléances des agents commis à la chute de Zongo, il dit avoir engager depuis les démarches déjà très avancées au niveau national en vue de sortir ces derniers de l’illégalité et, éventuellement, leur redonner le sourire.
Toutefois, le souci le plus ardent qui anime tout le personnel de la chute de Zongo symbolisant la richesse et la diversité des paysages du Congo démocratique, est celui de voir la Cheffe du gouvernement, Judith Suminua, instruire ceux de ses membres qui ont acquis les sales habitudes d’aller visiter de façon gratuite ce site sans devoir payer l’argent au préalable comme l’exige les textes.
Dieudonné MUAKA DIMBI



