
Vendredi, 15 août 2025-La condamnation à 20 ans de prison de Succès Masra, figure majeure de l’opposition tchadienne, n’est que la partie émergée d’un iceberg inquiétant.
De N’Djamena à Tunis, de Yaoundé à Kampala, en passant par Kinshasa, de nombreux opposants politiques sont empêchés de participer pleinement à la vie publique. Les méthodes diffèrent, mais le scénario est tristement familier : procès bâclés, exclusions électorales, arrestations arbitraires ou intimidations ciblées.
Dans sa rubrique « En affiches », Afrik Inform dresse le portrait de seize figures emblématiques du combat démocratique dont la voix a été muselée. Parmi elles : Moïse Katumbi, leader de l’opposition congolaise, mais aussi plusieurs autres personnalités marquantes à travers le continent.
Ces récits révèlent une mécanique bien huilée, où justice, administrations électorales et forces de l’ordre sont instrumentalisées pour neutraliser toute voix discordante. Une dérive qui fragilise la démocratie africaine et ferme la porte à toute véritable alternance politique.
Jonathan TSONGO



