
Vendredi 5 septembre 2025 – L’opinion nationale a été secouée par la révélation d’un détournement de plus de 19 millions de dollars impliquant l’ancien ministre de la Justice, Constant Mutamba. Ce scandale, qui aurait pu s’ajouter à la longue liste des crimes financiers restés impunis en République démocratique du Congo, a pris une tournure différente grâce à la vigilance et à la détermination du Procureur Général près la Cour de cassation, Firmin Mvonde.
Cet argent, qui se trouvait déjà dans des comptes privés, vient d’être restitué au Trésor public et pourra désormais servir la République. Cette décision judiciaire permet donc aux victimes de la guerre de six jours d’être rétablies dans leurs droits.
Sans l’action du Parquet général, ces fonds auraient pu disparaître dans la nature, comme c’est le cas de tant d’autres sommes détournées par ceux qui ont voulu escroquer l’État congolais.
Le retour à la normale…
Au moment où la République semblait s’enliser dans une banalisation inquiétante des actes de prédation, l’intervention du magistrat suprême a rappelé que l’État de droit n’est pas une fiction. C’est en s’interposant avec courage que Firmin Mvonde a empêché que ce détournement massif ne passe sous silence.
Il a agi, non pas comme un simple gestionnaire de dossiers, mais comme un véritable gardien de la chose publique, prêt à assumer le prix de ses décisions.
Car, dans cette affaire, il ne s’agissait pas seulement d’argent. Il était question de la crédibilité même de l’État, de la justice et de l’avenir de la lutte contre la corruption. Laisser filer 19 millions de dollars dans l’indifférence aurait été un aveu d’impuissance, une victoire éclatante des fossoyeurs de la République.
En posant un acte de rupture, Firmin Mvonde a choisi le camp de l’intégrité et de la responsabilité.
Certains, par calcul politique ou par cynisme, ont tenté de transformer cette action judiciaire en règlement de comptes. Mais au-delà des polémiques, un fait demeure : sans l’intervention du Parquet Général, la République aurait été dépouillée une fois de plus, et les travailleurs congolais, comme les générations futures, auraient porté le poids de ce scandale.
Ce qui s’est joué dans l’affaire Mutamba est donc plus grand qu’un simple procès. C’est un tournant qui peut marquer l’histoire récente de notre pays : celui où la justice commence à dire non, où l’impunité cesse d’être la règle et où la protection des biens publics redevient une priorité.
À travers son courage, Firmin Mvonde incarne cette exigence d’une justice forte et indépendante, seule capable de restaurer la confiance du peuple en ses institutions. Face aux défis immenses que traverse la RDC, son geste résonne comme un signal fort : il est encore possible de sauver la République, pourvu que des hommes et des femmes osent briser le cercle vicieux du silence et de la compromission.
La leçon est claire : la lutte contre la corruption ne peut réussir que si des magistrats, des enquêteurs et des institutions comme le CENAREF continuent de travailler avec rigueur et sans complaisance. L’affaire Constant Mutamba restera dans les annales comme un moment où la justice, guidée par le sens du devoir, a refusé de baisser les bras. Et dans cette bataille, le nom de Firmin Mvonde restera associé à l’idée d’une République qui se défend encore.
ITK




