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Assemblée nationale : « Le pays est en guerre, l’heure n’est plus au tâtonnement » (Tribune de Me Trésor Ntombo) !

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Vendredi, 24 octobre 2025-À l’approche de l’élection du prochain président de l’Assemblée nationale, plusieurs députés, qualifiés de « sages de la Chambre basse », plaident pour un choix fondé sur l’expérience et la stabilité institutionnelle. Dans un contexte où la République démocratique du Congo fait face à une guerre d’agression, ces élus estiment que le pays ne peut se permettre une direction improvisée au sein du Parlement.

« Les défis qui attendent le prochain président de l’Assemblée nationale sont immenses. Seule une personnalité ayant traversé vents et marées est à même d’accompagner efficacement Son Excellence le Président de la République dans cette période cruciale », soutiennent-ils.

Le député national Willy Mishiki a d’ailleurs déjà abondé dans le même sens. Selon lui, confier la présidence de l’Assemblée à une personne sans réelle expérience parlementaire serait une grave erreur :

« Ce serait une insulte que, parmi les 500 députés nationaux siégeant depuis le début de la législature, certaines têtes de l’Union sacrée ne trouvent aucun profil compétent et préfèrent ramener quelqu’un qui n’a jamais véritablement siégé, qui avait choisi un autre poste au détriment du parlement et revient seulement pour nous diriger. C’est illogique et ça ne passera pas », a-t-il déclaré.

Les sages rappellent également le bilan mitigé de Boji :

« Tout le monde connaît les résultats catastrophiques de Boji au Budget. Le financement de notre institution a été paralysée à son époque. Il aurait même pu être démis par motion. Et à l’Industrie, il n’a pas su s’imposer, contrairement au nouveau ministre des Infrastructures, dont le travail est déjà visible. Ce n’est pas à l’Assemblée qu’il va réussir, surtout pas dans le contexte actuel »

S’agissant de la géopolitique, les sages estiment que la priorité nationale doit transcender les considérations régionales.

« Qui, mieux que le président Mboso, a incarné la fermeté face à l’agression rwandaise ? Même le président Kamerhe pourtant originaire du Kivu, par ses prises de position, a souvent tenu des discours démobilisateurs, contraires à la politique de défense nationale du Chef de l’État », rappellent-ils.

« À plusieurs reprises, le président Mboso a dénoncé ouvertement Paul Kagame et pris des mesures fortes, notamment contre le brassage et le mixage au sein des forces armées. »

Pour ces députés, le mérite et la compétence doivent primer sur les équilibres géopolitiques :

« Nous avons connu dans ce pays un président (Kabila), un Premier ministre (Matata), un gouverneur de la Banque centrale (Déogratias) et Justice (Numbi) etc., tous issus d’un même espace linguistique, sans que cela ne pose problème.

Aujourd’hui encore, le gouverneur militaire qui pacifie l’Ituri n’est pas originaire de cette région. C’est la preuve que la compétence doit passer avant l’appartenance ethnique », insistent-ils.

En conclusion, les sages de l’Assemblée nationale appellent le Secrétaire permanent de l’Union sacrée à engager sans délai des consultations pour identifier le profil le plus apte à conduire la Chambre basse.

« Devant toutes les candidatures déclarées, l’honorable Mboso apparaît comme le choix le plus cohérent et le plus rassurant pour cette période difficile », concluent-ils.

Me Ntombo Bahundene Trésor 
Analyste Politique 

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