
Jeudi, 11 décembre 2025-Le gouvernement provincial du Sud-Kivu a révélé un bilan humain d’une gravité exceptionnelle après les violences survenues le 9 décembre 2025 à Uvira : plus de 413 civils ont été tués en l’espace de quelques heures. Un chiffre vertigineux qui place cet événement parmi les massacres les plus meurtriers recensés récemment dans l’Est de la RDC.
Dans son communiqué officiel du 10 décembre, le gouvernement décrit une ville traumatisée, plongée dans un calme précaire seulement grâce au déploiement renforcé des forces de défense et de sécurité.
Les autorités pointent du doigt la présence de forces spéciales rwandaises et de mercenaires étrangers opérant en violation flagrante du cessez-le-feu et des accords internationaux en vigueur.
413 morts, un bilan effroyable confirmé dans les centres de santé
Le chiffre de 413 victimes a été confirmé lors de la visite du Gouverneur de Province, le Professeur Jean-Jacques Purusi Sadiki, dans les hôpitaux et centres de santé d’Uvira. Les victimes, hommes, femmes, enfants et jeunes ont été tuées par balles, grenades ou bombardements dans les localités de Kamanyola, Katogota, Luvungi, Bwegera, Luberizi, Mutarule, Lemera, Sange, Kiliba et à Uvira même.
Ce massacre, selon les autorités provinciales, ne relève pas d’actes isolés. Il s’agirait d’une stratégie de terreur visant à briser la résistance des communautés locales, ciblées de manière délibérée.
À ce lourd tribut humain s’ajoute un déplacement massif de populations : plus de 200 000 personnes ont fui Uvira et ses environs pour échapper aux violences. Elles se retrouvent désormais dans une extrême précarité, sans assistance humanitaire suffisante.
Face à ce carnage, le gouvernement provincial du Sud-Kivu appelle à une mobilisation immédiate, nationale et internationale, pour empêcher une nouvelle vague meurtrière et protéger les populations civiles.
Le communiqué, signé par le Porte-parole du gouvernement, Me Luganywa-Bashizi Didier Kabi, insiste sur la nécessité de restaurer rapidement la sécurité dans l’Est du pays afin d’éviter que de telles tragédies ne se répètent.
ITK




