
Vendredi, 22 mai 2026-L’alerte sanitaire monte d’un cran dans le nord-est de la RDC. La province du Haut-Uele a enregistré ses deux premiers cas suspects de la maladie à virus Ebola, a annoncé ce jeudi 21 mai 2026 le ministre provincial de la Santé publique, Afounde Afongenda Sumbu.
Le premier cas a été détecté au centre hospitalier de Kibali, dans la cité minière de Durba, tandis que le second est suivi dans la localité de Wanga, en territoire de Watsa. Les deux patients sont actuellement pris en charge conformément aux protocoles sanitaires en vigueur pour les cas suspects d’Ebola.
Ces deux zones sont considérées comme particulièrement sensibles en raison de l’intense mobilité des populations. Durba, importante cité minière aurifère, constitue un point stratégique où les mouvements permanents de travailleurs et de commerçants augmentent les risques de propagation rapide de la maladie. La localité de Wanga représente également une zone sous haute surveillance.
Cette annonce intervient alors que la province voisine de l’Ituri fait déjà face à une flambée active de l’épidémie. Selon les données de la Division provinciale de la santé (DPS) de l’Ituri, 513 cas suspects et 30 cas confirmés avaient été enregistrés au 18 mai dernier. Les échanges fréquents entre les populations des deux provinces renforcent les inquiétudes des autorités sanitaires.
Face à cette menace, le ministre provincial de la Santé publique du Haut-Uele a appelé la population à observer strictement les mesures de prévention afin de limiter tout risque de contamination.
« Le ministre provincial de la Santé publique du Haut-Uele appelle la population à la vigilance et au respect strict des mesures sanitaires », indique le communiqué officiel.
Les autorités recommandent notamment le lavage régulier des mains, le signalement immédiat de tout symptôme suspect — notamment la fièvre, les vomissements, les diarrhées ou les saignements — ainsi que l’évitement des contacts physiques avec des personnes malades ou des corps sans protection adaptée.
Des équipes de surveillance ont déjà été déployées pour assurer le traçage des contacts, l’identification rapide des cas suspects et la sécurisation des zones concernées.
Pour l’instant, aucun cas confirmé n’a encore été signalé dans le Haut-Uele. Les résultats des analyses biologiques réalisées dans des laboratoires agréés permettront de confirmer ou non la présence du virus Ebola chez les deux patients suspectés.
Le Haut-Uele entre ainsi dans une phase de vigilance renforcée, avec pour objectif principal d’empêcher toute propagation locale de la maladie grâce à une réponse rapide et coordonnée.
Jospin wa JORKIM



