
Mercredi, 3 juin 2026-Le port international de Office national des transports (Onatra), situé à Matadi, a été frappé par deux incendies successifs en l’espace de deux nuits, provoquant de nombreuses interrogations au sein de la population locale et des acteurs économiques.
Le premier incendie s’est déclaré dans la soirée du lundi 1er juin 2026, au niveau des installations portuaires proches du pier 10. Selon plusieurs sources concordantes, les flammes ont consumé une importante quantité de grumes stockées en attente d’embarquement vers l’Europe. L’origine du sinistre demeure, à ce stade, inconnue.
D’après les informations recueillies, le véhicule anti-incendie de l’Onatra était immobilisé pour cause de panne au moment du drame. L’intervention rapide de l’engin anti-incendie de Matadi Gateway Terminal (MGT), sollicité en urgence par le maire de Matadi, Dominique Nkodia Mbete, a toutefois permis de limiter la propagation des flammes et d’éviter des dégâts plus considérables.
Alors que les services compétents évaluaient encore les pertes enregistrées après ce premier incident, un second incendie s’est déclaré dans la nuit du mardi 2 au mercredi 3 juin 2026. Ce nouveau sinistre a réduit en cendres une autre partie des grumes encore présentes sur le site portuaire.
La répétition de ces incendies alimente plusieurs spéculations dans la ville portuaire. Certains observateurs évoquent la possibilité d’actes de sabotage visant cette entreprise publique stratégique, autrefois considérée comme l’un des principaux piliers de l’économie congolaise.
Jusqu’à présent, aucune communication officielle des autorités provinciales n’a été rendue publique concernant ces événements. Une situation qui suscite critiques et incompréhensions parmi plusieurs habitants de Matadi, qui appellent au renforcement des mesures de sécurité au sein des installations portuaires.
Des voix s’élèvent également pour réclamer l’ouverture d’enquêtes approfondies afin d’identifier les causes exactes de ces incendies et, le cas échéant, d’établir les responsabilités.
Par Dieudonné MUAKA DIMBI



