
Dimanche, 1er mars 2026-Dans la province du Kongo Central, tous les ministres provinciaux ont été appelés à ramener à 20 personnes au maximum les effectifs de leurs cabinets respectifs, jugés pléthoriques. La mesure découle d’une recommandation formulée par l’Inspection Générale des Finances (IGF) dans son dernier rapport sur la gestion provinciale.
Selon une correspondance signée par Anne Marie Tsasa, directrice de cabinet du gouverneur, le délai fixé pour se conformer à cette instruction expire le 1er mars 2026.
Cette décision s’inscrit dans la volonté affichée par le gouverneur Grâce Nkuanga Masuangi Bilolo d’appliquer les recommandations de l’IGF relatives à la rationalisation des dépenses publiques et à la bonne gouvernance.
Sur le terrain, la décision ne fait pas l’unanimité. Certains collaborateurs, bénéficiant d’appuis politiques solides, espèrent conserver leurs postes.
D’autres, en revanche, redoutent des suppressions de fonctions qui pourraient les plonger dans l’incertitude professionnelle.
Malgré ces réticences, plusieurs observateurs saluent une initiative qu’ils estiment nécessaire.
Ils rappellent que la masse salariale liée aux cabinets ministériels représentait une charge importante pour les finances provinciales, dans un contexte marqué par des difficultés de trésorerie et des retards récurrents dans le paiement des salaires des agents publics.
Au-delà des cabinets ministériels
Des analystes soulignent que la problématique des effectifs excédentaires ne concerne pas uniquement les ministères provinciaux.
Certains services rattachés au gouvernorat sont également pointés du doigt pour leur caractère budgétivore. Une réduction plus large des dépenses de fonctionnement permettrait, selon eux, de préserver des ressources destinées aux projets prioritaires de développement.
Cette mesure intervient dans un climat budgétaire tendu, marqué notamment par la mise en accusation du gouverneur Bilolo pour un présumé détournement de fonds publics.
Le dossier est actuellement pendant devant la Cour de cassation, qui ne s’est pas encore prononcée.
Pour une frange de l’opinion, les recommandations de l’IGF constituent un rappel à l’ordre en matière de rigueur et de conformité aux principes de bonne gouvernance.
Plusieurs analystes estiment qu’un assainissement généralisé des effectifs, dans tous les services où des agents seraient déclarés en surnombre, pourrait contribuer à limiter la dispersion des recettes publiques et à renforcer la discipline budgétaire au sein de la province.
Par Dieudonné MUAKA DIMBI



