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Campagne électorale : certains candidats financièrement ruinés !

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Mardi, 12 décembre 2023-La fièvre des élections continue à battre son plein au Kongo Central, province située au Sud-ouest de Kinshasa, capitale de la République Démocratique du Congo, comme partout ailleurs dans d’autres provinces.

Le constat fait sur terrain par nos reporters, démontre cependant noir sur blanc que de nombreux compatriotes congolais de cette province ayant postulé comme candidats à une quelconque élection du 20 décembre prochain, ne se sont jamais manifestés jusqu’à ce jour pour battre campagne.

Leurs partis et regroupements politiques, membres de l’Union sacrée, bien qu’ils aient promis de mettre à leur disposition les moyens conséquents en vue de leur faciliter la tâche, ne l’ont jamais fait.
Alors que l’on est déjà à une semaine de la clôture de cette campagne.

Est-ce stratégique ou tout simplement par manque d’argent qui fait qu’ils soient incapables de s’adonner à cet exercice qui a toujours précédé les élections ? La question reste posée.

D’aucuns vont même jusqu’à maudir les responsables de leurs partis et regroupements politiques qui, par cette façon de faire, sont en train d’hypothéquer leurs chances de se faire élire sans pour autant qu’ils ne le sachent.

Ceux des candidats financièrement très forts qui, dès le premier jour du lancement officiel de cette campagne par la CENI, sont visibles au jour le jour à travers toutes les principales artères de la province, commencent de plus en plus à s’effacer puisque financièrement ruinés par les dépenses exhorbitantes que celle-ci entraîne dans le budget familial.

Exception faite, bien sûr, à certains d’entre eux, pour la plupart des opérateurs économiques de longues dates qui n’éprouvent pas d’énormes difficultés pour y parvenir.

D’autres encore, malgré l’essoufflement, préfèrent faire mourir de faim leurs progénitures à cause de différentes courses de campagne généralement très coûteuses à entreprendre et ce, dans l’unique but de convaincre leurs électeurs puisque plus que déterminés à se faire élire et, éventuellement, toucher 21.000 $ le mois comme les élus nationaux de cette dernière mandature finissante.

Car, pour cette catégorie des candidats, il n’y a pas d’autres investissements plus stratégiques en République Démocratique du Congo en dehors de la politique.

Raison pour laquelle bon nombre de candidats à la députation tant nationale que provinciale, choisissent comme suppléants, les membres de leur proche famille respective. C’est-à-dire leurs frères et sœurs biologiques, leurs neveux et nièces, leurs cousins et cousines voire leurs concubines.

Question, pour ces derniers, de mieux s’assurer de leur survie et de leur docilité.
Une sorte de royauté qui est autorisée dans l’une des dispositions de la loi électorale qui, du reste, stipule que tout député reprend de plein droit son poste lorsqu’il quitte la fonction incompatible avec son mandat.

Cela fait suite aux nominations dont certains d’entre eux pourraient faire l’objet notamment au gouvernement, à la diplomatie et aux entreprises du portefeuille de l’Etat.

Des arrangements qui, somme toute, s’apparentent à un accaparement du pouvoir par des groupes restreints que la société civile a toujours dénoncé mais sans succès.

Toutefois, il y a de ces candidats aux revenus très faibles qui ne veulent jamais puiser dans les budgets familiaux. Ces derniers disent n’attendre que la veille de la clôture officielle de cette campagne par la centrale électorale, pour enfin se faire voir à leurs électeurs.

Etant donné que pour eux, battre campagne avec les moyens financiers du bord pendant tout un mois, est un véritable casse-tête.

Dieudonné MUAKA DIMBI

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