
Mardi, 29 avril 2025-L’opération Ndobo solennellement lancée tout dernièrement à Boma ; ville située à 120 kms à l’Ouest de Matadi, chef-lieu de la province du Kongo Central, par Jacquemain Shabani Lukoo, Vice-premier ministre, ministre de l’intérieur, sécurité et affaires coutumières, ne donne presque plus des résultats escomptés tant souhaités par la population. Cela est d’autant plus vrai au vu de la montée en flèche des cas d’insécurité que l’on ne cesse d’y enregistrer ces derniers temps.
Senghor Mbutuyidi Kuakula, maire de Boma, qui en est conscient, tient à tout prix à relever le déficit sécuritaire tant décrié par toute sa population du reste plongée dans la peur et qui ne sait plus à quel saint se vouer.
Devant cette insécurité criante qui le préoccupe au plus haut point et laquelle ne permet plus à ses administrés de passer paisiblement des nuits entières comme jadis ; mais aussi compte tenu de son agenda du jour trop chargé, il a instruit son adjoint, Me Claudelle Phemba Kiadi, à convoquer en urgence le conseil urbain de sécurité et ce, dans l’objectif d’étudier les voies et moyens susceptibles d’éradiquer ce fléau qui continue à prendre des proportions très inquiétantes.
À noter qu’au cours de cette réunion qui a regroupé, à l’hôtel de ville de Boma, tous les responsables des services locaux ayant la sécurité dans leurs attributions, la maire adjointe de Boma et ses interlocuteurs ont tous ensemble conçu un plan sécuritaire renforcé pour contrer la montée de l’insécurité que connaît cette première capitale de l’Etat Indépendant du Congo.
Ce plan consiste notamment à la mise en œuvre des actions immédiates à mener, ainsi qu’aux nouvelles stratégies sécuritaires à court et à moyens terme à arrêter de commun accord, visant la mise hors d’état de nuire de tous les inciviques et autres criminels de grand chemin qui écument la paix et la tranquillité dans la ville de Boma et de ses environs.
C’est dans ce cadre précis que Me Claudelle Phemba Kiadi a insisté sur la collaboration franche et sincère devant désormais exister entre les autorités politico-administratives, policières et militaires, d’une part, et la population de Boma, d’autre part. Cette dernière que l’autorité nº 2 de la ville a appelé à redoubler la vigilance et surtout à dénoncer tout suspect constaté, chacun dans son quartier respectif.
Car, a-t-elle conclu, la sécurité n’est pas de l’apanage seul des autorités ; mais plutôt de tout le monde censé d’y veiller au grain.
Dieudonné MUAKA DIMBI



