
Mercredi 21 mai 2025-Un vent d’espoir et de renouveau souffle sur les écoles publiques de Kinshasa. Ce mercredi, trois établissements secondaires de la capitale ont officiellement reçu 600 bancs-pupitres neufs, remis par le Service national dans le cadre de la campagne nationale « Pas d’école sans bancs en RDC ». Il ne s’agit pas de simples dons : ce mobilier scolaire est le fruit du travail de jeunes ex-Kuluna, réinsérés et formés dans les centres du Service national, où ils ont été reconvertis en artisans qualifiés.
Les établissements bénéficiaires sont l’Institut technique et commercial de Lemba, l’Institut technique social et industriel Moteyi, également situé à Lemba, et l’Institut technique et commercial Bokolo, dans la commune de Bandalungwa.
Ces trois écoles, parmi les plus fréquentées de Kinshasa, font face depuis plusieurs années à un manque criant de mobilier scolaire, contraignant de nombreux élèves à suivre les cours assis à même le sol ou à se partager un nombre insuffisant de bancs.
La remise officielle s’est déroulée en présence du Lieutenant-général Jean-Pierre Kasongo Kabwik, commandant du Service national, représentant le Président de la République, Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo, dont la vision politique place l’éducation au cœur des priorités nationales.
Selon le Général Jean-Pierre Kasongo, cette action s’inscrit pleinement dans la mise en œuvre de la gratuité de l’enseignement, en dotant les écoles de moyens matériels nécessaires à un apprentissage digne et de qualité.
« Ces bancs ne sont pas seulement du mobilier. Ce sont des symboles de transformation, d’espoir et de réinsertion réussie. Les jeunes qui les ont fabriqués étaient autrefois voués à la délinquance ; aujourd’hui, ils participent à la construction de la Nation », a-t-il souligné dans son discours.
Les élèves et enseignants, visiblement émus, ont accueilli avec enthousiasme cette dotation, qui marque une nette amélioration de leurs conditions d’apprentissage. « Cela faisait plusieurs années que nous réclamions du mobilier. Étudier dans ces conditions devenait très difficile. Aujourd’hui, nous voyons un vrai changement », a confié un enseignant de l’Institut Bokolo.
De leur côté, les parents d’élèves, massivement présents lors de la cérémonie, ont exprimé leur fierté et leur soulagement. Une représentante a notamment salué le message fort envoyé à la jeunesse congolaise : « Voir que d’anciens Kuluna peuvent se réinsérer, apprendre un métier, et produire quelque chose d’utile pour la communauté est un exemple puissant pour tous les jeunes en perte de repères. »
Le Service national, relancé par le chef de l’État dans une optique de réarmement moral, civique et professionnel de la jeunesse, accueille chaque année des centaines de jeunes issus de milieux vulnérables ou en rupture avec les normes sociales.
Après une phase de formation civique, ils sont orientés vers des métiers manuels ou techniques, notamment la menuiserie, la mécanique, l’agriculture ou la construction.
Cette initiative répond donc à un double objectif : améliorer les infrastructures scolaires et réinsérer des jeunes autrefois marginalisés dans un circuit productif.
Elle témoigne également d’une volonté affirmée de promouvoir le « made in Congo », en valorisant les compétences locales et en réduisant la dépendance aux importations.
Le Service national a confirmé que la campagne « Pas d’école sans bancs en RDC » se poursuivra dans les semaines à venir dans d’autres provinces, avec l’ambition de couvrir progressivement l’ensemble du territoire national.
La vision est claire : aucun élève ne doit rester sans banc, et chaque jeune en rupture doit pouvoir retrouver une place active dans la société.
ITK & JK














