
Dimanche, 13 juillet 2025-La Fédération de l’Union pour la Démocratie et le Progrès Social (UDPS) à Matadi traverse une période de turbulences inédites, marquée par des divisions internes grandissantes. En toile de fond, la création controversée d’une seconde aile autoproclamée des forces du progrès, sans l’aval de la hiérarchie nationale du parti.
Alors que cette structure existe depuis des années sous la direction de Sylvain Mbumba Puati, cadre historique de l’UDPS à Matadi, une nouvelle faction se revendiquant de la même appellation aurait vu le jour dans une démarche qualifiée d’anarchique par plusieurs observateurs.
Des indiscrétions pointent du doigt un groupe d’individus accusés d’être des infiltrés et de faux militants, motivés par des ambitions personnelles et des manœuvres jugées subversives.
Pour nombre d’analystes, ces dissidents viseraient à déstabiliser l’UDPS de l’intérieur, ternissant au passage l’héritage de feu Etienne Tshisekedi wa Mulumba, figure emblématique du combat pour la démocratie au Congo. Ils bénéficieraient, selon plusieurs sources concordantes, du soutien actif d’un député provincial, cadre influent de la fédération locale.
Les partisans de la branche dirigée par Sylvain Mbumba Puati dénoncent une tentative de récupération politique par des individus aux passés douteux, notamment liés à la criminalité urbaine à Matadi. Une situation d’autant plus préoccupante que ces mêmes personnes cherchent aujourd’hui à se couvrir de la légitimité du parti présidentiel.
En avril dernier, une tentative de réconciliation avait été amorcée lors d’une rencontre à la salle Don de Dieu, dans la commune de Nzanza. Officiellement, les cadres fédéraux s’étaient engagés à aplanir leurs différends. Mais les événements actuels prouvent que cette initiative n’a été qu’un écran de fumée.
Le soutien de Sylvain Mbumba Puati au maire de Matadi, Dominique Nkodia Mbete — notamment dans la lutte contre les kulunas et autres criminels urbains — semble cristalliser les tensions. Certains accusent les fauteurs de troubles d’être d’anciens proches du régime Kabila, peu enclins à appuyer des actions visant à restaurer l’ordre public.
Ce qui scandalise le plus les militants, c’est le silence persistant de la hiérarchie du parti basée à Kinshasa. Ni le Secrétariat général ni la direction politique n’ont réagi officiellement à cette crise, alimentant un sentiment de frustration parmi les combattants de Matadi. Beaucoup y voient une forme de complicité tacite ou, à tout le moins, une négligence coupable.
Face à cette situation explosive, des voix s’élèvent pour interpeller l’autorité morale de l’UDPS, le Président Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo. Car, rappellent plusieurs militants, « dans aucune autre ville de la République ne coexistent deux structures des forces du progrès ». Il est donc urgent d’y mettre fin avant que la division n’atteigne un point de non-retour.
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