
Jeudi, 28 août 2025-La ville portuaire de Boma, au Kongo Central, fait face à une recrudescence inquiétante de constructions anarchiques érigées sur les emprises de ses principales artères et sur d’autres domaines publics de l’État.
Un phénomène qui ternit l’image de la ville et complique la circulation, malgré la présence des services techniques censés y mettre de l’ordre.
C’est dans ce contexte que la maire ad interim de Boma, Me Claudelle Phemba Kiadi, a récemment effectué une visite d’itinérance à travers plusieurs infrastructures routières de la ville, avec un accent particulier sur le boulevard Joseph Kabila.
Accompagnée de ses collaborateurs techniques, l’autorité urbaine a échangé directement avec les propriétaires des parcelles et les vendeurs occupant illégalement les emprises publiques. Elle en a profité pour vérifier les documents de certains exploitants et constater l’ampleur du désordre urbain.
Retour illégal sur des terrains déjà expropriés
À la grande surprise de Me Claudelle Phemba Kiadi, certaines bâtisses, jadis expropriées par l’État et indemnisées sous le gouvernement provincial de feu Jacques Mbadu Nsitu, refont surface.
Leurs anciens occupants sont revenus, reconstruisant illégalement sur ces sites au détriment de la fluidité routière et de la sécurité publique.
Le même constat a été fait dans la commune de Kabondo, où des baraques et hangars de fortune ont été érigés jusque sous un pont, servant de logis à des individus non identifiés.
Une approche pédagogique avant la répression
Face à cette situation, la première citoyenne de Boma n’a pas opté pour une démolition immédiate, afin d’éviter toute polémique.
Elle a plutôt choisi de sensibiliser les concernés, insistant sur le double objectif de sa démarche : protéger la population contre les accidents de circulation ; redorer l’image de Boma, ville touristique régulièrement visitée par des marins étrangers.
Une réunion de concertation sera convoquée prochainement avec toutes les parties prenantes. Un délai sera alors fixé pour permettre aux occupants illégaux de quitter volontairement les lieux.
Mais l’avertissement est clair : passé ce délai, l’État procédera au déguerpissement « de gré ou de force ».
Par ailleurs, les agents techniques accusés d’avoir favorisé ou toléré ces occupations anarchiques seront également sanctionnés une fois leurs responsabilités établies.
Par cette initiative, Me Claudelle Phemba Kiadi entend restaurer l’ordre urbain à Boma et redonner à la ville son caractère de carrefour portuaire attrayant et sécurisé.
ITK



