
Mardi, 9 décembre 2025-Le Conseil National de Suivi de l’Accord et du Processus Électoral (CNSA) a, dans la continuité de son communiqué du 9 décembre 2025, lancé un appel pressant au Gouvernement congolais pour intensifier la lutte contre le phénomène Mobondo, un mouvement de banditisme qui continue de semer l’insécurité dans plusieurs provinces du pays.
Le CNSA recommande au Gouvernement de « redoubler les efforts et les moyens » afin d’identifier, démanteler et réprimer non seulement les auteurs directs des violences attribuées au phénomène Mobondo, mais aussi les profiteurs et instigateurs qui en tirent avantage.
Selon l’institution, il est indispensable d’éradiquer ce mouvement pour empêcher qu’il ne devienne un modèle de contestation violente contre l’État ou contre des communautés.
Le Conseil déplore que, depuis l’apparition du phénomène, les Gouverneurs des provinces de Kwango, Kwilu, Maï-Ndombe et Kinshasa ne se soient jamais réunis pour une concertation interprovinciale.
À cet effet, le CNSA recommande au Gouvernement, sous la direction du Ministre de l’Intérieur, d’organiser en urgence une réunion réunissant ces quatre responsables provinciaux afin « d’examiner profondément la question » et de définir des stratégies communes.
Le Dialogue National Inclusif comme voie vers la paix
Convaincu que la sortie durable de crise passe par une cohésion nationale renforcée, le CNSA réitère sa conviction de la nécessité d’un Dialogue National Inclusif.
Ce cadre devrait, selon l’institution, permettre l’expression d’une communion nationale indispensable pour résister à toute agression extérieure et mettre fin aux cycles de violence.
La situation humanitaire dramatique et l’augmentation des pertes en vies humaines, principalement parmi les jeunes, doivent constituer un électrochoc national pour mettre fin à la guerre, soutient le CNSA.
Il appelle à la tenue de ce dialogue « sans atermoiements », avec des préparatifs sérieux et responsables.
Critique des discours bellicistes
Dans son communiqué, le CNSA met en garde contre ceux qui dénigrent le Dialogue en lui prêtant des intentions politiques cachées ou en encourageant la poursuite de la guerre malgré l’existence de processus de paix.
L’institution estime que ces acteurs sont « les auteurs intellectuels des malheurs de nos populations » et que l’histoire finira par les condamner.
La séance plénière ayant donné lieu à cette communication s’est tenue de 10h00 à 19h17 à Kinshasa, sous la présidence de Joseph Olenghankoy Mukundjy.
ITK



