
Mercredi, 24 décembre 2025-La recrudescence des naufrages sur les voies navigables de la République démocratique du Congo, combinée à la paralysie quasi permanente de la ville de Kinshasa par les embouteillages, relance le débat sur la gestion du secteur des transports.
Dans une déclaration sur son compte X, le député national Cristian Mwando a directement mis en cause le Vice-Premier Ministre, Ministre des Transports, Voies de communication et Désenclavement, Jean-Pierre Bemba.
« Combien de morts par naufrage depuis la nomination de Jean-Pierre Bemba au ministère des Transports, sans parler de la paralysie de Kinshasa par les embouteillages ? Jusqu’à quand cette indifférence ? », s’est interrogé l’élu national, avant de conclure sans détour : « Cet homme est incompétent et doit partir. »
Depuis plusieurs mois, la RDC est régulièrement endeuillée par des naufrages meurtriers sur le fleuve Congo, ses affluents et les lacs du pays.
Des centaines de vies auraient été perdues dans des accidents attribués, selon de nombreux observateurs, à la surcharge des embarcations, au non-respect des normes de sécurité, à l’absence de gilets de sauvetage et à un contrôle insuffisant des services compétents.
Ces drames, souvent suivis de bilans provisoires et de disparus non recensés, alimentent la colère de l’opinion publique et des acteurs politiques, qui dénoncent l’inefficacité des mesures annoncées par les autorités du secteur.
Kinshasa asphyxiée par les embouteillages
Parallèlement à la crise du transport fluvial, la capitale congolaise fait face à une congestion routière chronique. À Kinshasa, les embouteillages interminables perturbent la vie économique et sociale, rallongent les temps de déplacement et accentuent le stress des usagers.
Là encore, l’absence de solutions durables et visibles est pointée du doigt par plusieurs responsables politiques et organisations de la société civile.
Si la sortie de Cristian Mwando reflète une position politique tranchée, elle traduit aussi un malaise plus profond sur la gouvernance du secteur des transports en RDC.
La question de la responsabilité du ministre en charge, face à des problèmes structurels anciens, divise la classe politique.
Pour de nombreux Congolais, au-delà des polémiques, l’urgence reste la même : renforcer les contrôles, moderniser les infrastructures, sanctionner les contrevenants et sauver des vies.
En attendant, les naufrages se poursuivent et Kinshasa continue de suffoquer, laissant planer une pression croissante sur le gouvernement et le ministère des Transports.
ITK



