
Lundi, 30 mars 2026-En échange avec les jeunes de son mouvement politique Le Centre le week-end dernier à Kinshasa, Germain Kambinga a abordé plusieurs sujets d’actualité, notamment la question du calendrier électoral dans un contexte marqué par l’insécurité persistante dans l’Est de la République démocratique du Congo.
Dans son intervention, l’ex ministre de l’industrie a tenu à rappeler la légitimité institutionnelle du Président de la République, rejetant toute lecture qu’il juge déviante du mandat présidentiel.
« Le Président de la République a reçu un mandat du peuple. Et c’est précisément ce mandat qui fonde la légitimité de son action, qui rend sa position institutionnelle intangible », a-t-il déclaré.
Mais au-delà de cette précision, Germain Kambinga a surtout mis l’accent sur le contexte sécuritaire exceptionnel que traverse le pays. Selon lui, la guerre d’agression en cours impose une relecture des priorités nationales, notamment en ce qui concerne l’organisation des élections.
S’agissant du respect du calendrier électoral, il a estimé que celui-ci ne peut être envisagé de manière classique tant que l’intégrité territoriale n’est pas totalement restaurée.
« Si, à l’horizon 2028, cette guerre d’agression n’est pas terminée, si l’intégrité territoriale n’est pas pleinement restaurée, alors la priorité ne pourra pas être le débat électoral, ni le départ du pouvoir de Félix Tshisekedi », a-t-il affirmé.
Pour Germain Kambinga, la priorité actuelle doit être la victoire contre les forces hostiles à la RDC, appelant à une mobilisation nationale plutôt qu’à un débat politique qu’il juge prématuré.



