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Kongo Central : à Kisantu, la traque des “Kuluna” relance le débat sur la sécurité au quartier 3/Kimbangu de Sele ! 

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Vendredi, 3 Avril 2026-L’agglomération de Sele, située à Inkisi et à cheval entre la cité de Kintanu (territoire de Madimba) et le territoire de Mbanza-Ngungu, fait face à une recrudescence préoccupante de l’insécurité. En cause : un groupe d’inciviques communément appelés “Kuluna”, récemment libérés de la prison centrale de Mbanza-Ngungu dans le cadre d’un désengorgement carcéral.

Depuis leur retour, ces individus sèment la terreur au quartier 3/Kimbangu. Les habitants vivent dans une peur permanente, dénonçant des actes répétés de pillage, d’extorsion et d’agressions à l’arme blanche, notamment à la machette.

Chaque nuit, ces malfaiteurs se regroupent dans les installations du marché du Cinquantenaire, devenu leur quartier général. C’est de là qu’ils planifient leurs opérations, ciblant des habitations à attaquer.

Alerté par la population, le chef du quartier 3/Kimbangu et président du marché, Siamina Kiengembeni, a saisi officiellement la police à travers une correspondance datée du 30 mars 2026, appelant à une intervention urgente des forces de l’ordre.

Les premières opérations ont permis une avancée notable. Après une tentative avortée de cambriolage visant la maison instrumentale de la fanfare de l’Église kimbanguiste, le chef présumé du groupe, connu sous le nom de Jimmy, a été maîtrisé par les surveillants de l’église avec l’appui des scouts.

Quelques heures auparavant, ce dernier aurait agressé une femme à la machette, la dépouillant de ses biens après l’avoir grièvement blessée.

Son arrestation a failli tourner au drame. En colère, des habitants se sont rués sur lui et l’ont violemment passé à tabac. Il n’a dû la vie sauve qu’à l’intervention rapide de la police.

Actuellement détenu, Jimmy devra répondre de ses actes devant les autorités compétentes. Selon certaines sources locales, il recourait à des pratiques mystiques pour commettre ses forfaits.

Parallèlement, la police poursuit activement la traque des autres membres du groupe toujours en fuite, identifiés sous les pseudonymes de DT, Nora, Bokila, Moura, Talgie, Cœur de Lion, Démon têtu et Kalachi.
Face à cette situation, les services de sécurité appellent à une mobilisation collective. Ils insistent sur la nécessité d’un partenariat renforcé entre la population et la police, notamment à travers la dénonciation des suspects.

La restauration durable de la sécurité dans le quartier 3/Kimbangu passe désormais par une vigilance accrue et une collaboration étroite entre citoyens et forces de l’ordre, afin de permettre aux habitants de retrouver une vie paisible.

 

Dieudonné MUAKA DIMBI 

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