
Mardi, 7 avril 2026-Les installations de l’usine de la Minoterie de Matadi (Midema), spécialisée dans la production de farine de blé, ont été de nouveau mises sous scellés par la Direction générale des recettes du Kongo Central (DGR/KC), ce mardi 7 avril 2026, pour non-paiement des taxes dues à la province.
Il y a près de trois semaines, cette entreprise avait déjà subi une première fermeture pour les mêmes motifs. À la suite de cette mesure, les dirigeants de la Midema avaient sollicité la clémence de l’administration fiscale provinciale afin d’obtenir un déblocage temporaire de leurs installations. Ils s’étaient engagés à apurer leur dette fiscale selon un échéancier convenu avec la DGR/KC.
Cependant, malgré cet engagement, aucune avancée concrète n’a été enregistrée, suscitant incompréhension et frustration parmi les observateurs. Cette situation a particulièrement irrité les autorités de la régie financière provinciale.
Sous la direction de Julien Zamuangana Mpanzu, et avec la coordination d’Héritier Mamponda, en charge du recouvrement et du suivi des régimes d’exception, les services de la DGR/KC ont décidé de passer à l’action. Après avoir épuisé les voies de conciliation, ils ont procédé à une nouvelle mise sous scellés de l’usine.
L’opération, menée par des agents fiscaux assermentés, s’est déroulée sans incident, les responsables de l’entreprise n’ayant opposé aucune résistance, visiblement à court d’arguments.
Pour de nombreux observateurs, cette situation met en lumière les difficultés de la Midema à honorer ses obligations fiscales, au point d’être perçue comme l’une des entreprises les plus insolvables de la province. Une image qui risque d’entamer sérieusement sa crédibilité auprès de ses partenaires et clients.
Dans un contexte où le Kongo Central fait face à de nombreux chantiers en souffrance faute de moyens, la mobilisation des recettes fiscales apparaît pourtant essentielle pour le développement provincial.
Dès lors, plusieurs voix appellent la direction générale de la Midema à prendre des mesures urgentes pour régulariser sa situation et éviter une dégradation supplémentaire de son image, voire une paralysie prolongée de ses activités.
Dieudonné MUAKA DIMBI



