
TSHIKAPA, 3 juin 2026 – L’appel à la journée « ville morte » lancé par l’opposition congolaise pour ce mercredi 3 juin 2026 n’a pas été suivi dans la ville de Tshikapa, chef-lieu de la province du Kasaï.
Dès les premières heures de la matinée, le constat sur le terrain montre une ville en pleine activité. La circulation est fluide, les marchés sont ouverts, les boutiques et magasins fonctionnent normalement, sans signe de perturbation.
Au rond-point Fatshi, anciennement appelé « Six Heures », dans la commune de Kanzala, l’affluence était déjà importante dès 7 heures. Élèves, enseignants, piétons, motocyclistes et commerçants animaient les différents axes routiers de ce carrefour stratégique.
Même ambiance dans les quartiers Kele et Dibumba, où les cours et évaluations se déroulent sans incident dans les écoles. Les maraîchères occupent leurs étals et les motos-taxis assurent les courses comme à l’accoutumée.
À travers cette mobilisation observée sur le terrain, Tshikapa affiche un visage loin de la paralysie annoncée par les initiateurs de la « ville morte ». Les activités administratives, commerciales et scolaires se poursuivent normalement dans le chef-lieu de la province.
Pour rappel, l’opposition avait appelé à une journée « ville morte » sur toute l’étendue du territoire national afin de protester contre plusieurs questions politiques d’actualité, notamment le changement de la Constitution, un éventuel troisième mandat du président de la République ainsi que l’idée d’un référendum.
À Tshikapa, cet appel ne semble pas avoir modifié le rythme habituel de la vie quotidienne.
Christian Loty Ndibu



