Mardi, 21 juillet 2026-L’opposant Delly Sesanga a détaillé les principaux axes de la nouvelle stratégie de la coalition C64, articulée autour du dialogue politique, des initiatives diplomatiques et de la mobilisation citoyenne. Selon le président du parti Envol, ces trois leviers doivent permettre de faire face à ce qu’il considère comme une volonté du pouvoir de remettre en cause l’ordre constitutionnel.
Au cours d’un échange avec la presse, Delly Sesanga a expliqué que le combat de la C64 ne se limite plus aux manifestations de rue. Il s’inscrit désormais dans une démarche plus large combinant les actions de terrain, les démarches diplomatiques auprès des partenaires régionaux et internationaux, ainsi qu’un effort de rassemblement des forces politiques et sociales partageant la même vision.
Pour l’opposant, l’objectif demeure inchangé : empêcher toute modification de la Constitution par le président Félix Tshisekedi. Il estime que cette question constitue aujourd’hui le principal enjeu politique du pays et justifie une mobilisation sur plusieurs fronts.
Dans cette perspective, Delly Sesanga est revenu sur les échanges engagés avec le président du Burundi, en sa qualité de président en exercice de l’Union africaine. Il a indiqué que cette démarche vise à faire reconnaître, au niveau continental, que la crise congolaise ne relève plus uniquement des défis sécuritaires liés aux conflits armés dans l’Est du pays, mais qu’elle revêt également une dimension politique et constitutionnelle qui nécessite une réponse appropriée des instances africaines.
Concernant l’initiative portée par les Églises catholique et protestante, Delly Sesanga a affirmé que la C64 y avait répondu favorablement, rappelant que les deux confessions avaient, selon lui, appelé « sans ambiguïté » au respect de l’ordre constitutionnel. Il a, par ailleurs, rejeté toute accusation de proximité entre les responsables religieux et le pouvoir, estimant que leur démarche s’inscrivait dans la recherche d’une solution pacifique à la crise.
Le leader de la C64 a toutefois fixé une échéance claire. Il a indiqué que la coalition attend la convocation effective du dialogue politique d’ici au 15 août. Passé ce délai, a-t-il averti, les actions de terrain reprendront « sans se faire prier par personne ». Il a également prévenu que cette reprise pourrait intervenir plus tôt si des « actes de provocation » étaient posés par le pouvoir durant la période de trêve observée par l’opposition.
À travers cette déclaration, Delly Sesanga entend maintenir la pression sur les autorités tout en laissant une dernière fenêtre à l’ouverture d’un dialogue qu’il juge indispensable pour préserver la stabilité institutionnelle et le respect de la Constitution en République démocratique du Congo.
ITK


