Mercerie , 29 juillet 2026. La campagne de vulgarisation de la décision du Comité directeur national de l’Union nationale de la presse du Congo (UNPC), portant fixation des nouvelles conditions d’éligibilité à la carte de presse, se poursuit dans la province du Kongo Central. Après les anciens districts de la Lukaya, des Cataractes, une partie du Bas-Fleuve ainsi que la ville de Boma, le président provincial de l’UNPC, Dieudonné Muaka Dimbi, a rencontré, mardi 28 juillet, les professionnels des médias du territoire de Muanda.
Organisée dans la salle de réunion de la radio Kilala-Presse, cette séance d’échanges a réuni une trentaine de journalistes issus de différents médias de la cité côtière. L’objectif était d’expliquer, article par article, la décision adoptée le 3 mars 2026 par le Comité directeur national de l’UNPC afin de permettre aux participants d’en comprendre la portée.
Prenant la parole, Dieudonné Muaka Dimbi a indiqué que le renforcement des critères d’obtention de la carte de presse répond à la nécessité d’assainir la profession, confrontée depuis plusieurs années à l’infiltration de personnes sans formation journalistique.
Selon lui, cette réforme vise à identifier clairement les professionnels des médias, à améliorer la qualité de la production journalistique et à renforcer la professionnalisation du secteur dans un contexte marqué par l’essor des réseaux sociaux.
À l’issue des explications, plusieurs journalistes ont toutefois exprimé leurs inquiétudes face aux nouvelles exigences. Ils ont notamment évoqué la précarité de leurs conditions de travail, soulignant que nombre d’entre eux ne bénéficient d’aucun salaire régulier, tandis que d’autres perçoivent des rémunérations insuffisantes.
Les participants ont particulièrement dénoncé le coût de la nouvelle carte de presse, fixé à 105 dollars américains, qu’ils jugent inaccessible au regard de leurs revenus.
Ils ont ainsi demandé à la section provinciale de transmettre leur plaidoyer aux instances nationales de l’UNPC afin qu’une révision à la baisse de ce montant soit envisagée. À défaut, certains ont estimé qu’ils pourraient être contraints d’abandonner le métier ou de créer une autre structure d’encadrement.
En réponse, le président provincial de l’UNPC a rappelé que l’Union demeure la seule organisation légalement reconnue pour l’encadrement des journalistes en République démocratique du Congo. Selon lui, la création d’une structure parallèle constituerait une violation des textes régissant l’organisation.
Pour leur part, certains journalistes ont invoqué l’article 37 relatif à la liberté d’adhésion aux associations pour défendre leur position. Malgré les réserves exprimées, quelques participants ont néanmoins reconnu l’importance de la réforme et ont décidé de souscrire aux nouvelles dispositions relatives à la carte de presse.
Dieudonné MUAKA DIMBI




