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Assemblée nationale : Aimé Boji Sangara plaide pour un dialogue national inclusif et appelle à renforcer l’efficacité parlementaire lors de l’ouverture de la session de septembre !

Mardi, 15 septembre 2026-À l’ouverture solennelle de la session ordinaire de septembre, ce mardi 15 septembre, le président de l’Assemblée nationale, Aimé Boji Sangara, a placé son discours sous le signe du dialogue national, de la consolidation de la paix et de l’efficacité de l’action parlementaire. Il a également dressé le bilan de la session de mars et de la session extraordinaire de juillet, tout en insistant sur la nécessité de veiller à l’application effective des lois adoptées.

Devant les députés nationaux et plusieurs invités, le président de la Chambre basse du Parlement a consacré une large partie de son allocution au dialogue national annoncé par le président de la République, Félix Tshisekedi. Pour Aimé Boji Sangara, cette initiative représente une occasion de rechercher des réponses durables aux différentes crises qui fragilisent la République démocratique du Congo.

Tout en soutenant cette démarche, le président de l’Assemblée nationale a souligné que le dialogue devra s’inscrire dans le strict respect des principes républicains. Il a notamment insisté sur la nécessité d’exclure toute forme de légitimation de la violence.

« La démocratie nous donne le droit de nous opposer, la patrie nous interdit de nous déchirer », a-t-il déclaré.

À travers cette formule, Aimé Boji Sangara a invité les acteurs politiques et sociaux à privilégier le dialogue, le compromis et la recherche du consensus national face aux divergences qui traversent le pays.

Tirer les leçons des expériences précédentes

Selon le président de l’Assemblée nationale, le prochain dialogue national devra se démarquer des expériences antérieures en s’attaquant aux causes profondes des crises que connaît la RDC. Il ne devrait pas se limiter à des déclarations d’intention, mais aboutir à des engagements précis et à des solutions concrètes en faveur de la paix, de la stabilité et de la cohésion nationale.

Dans cette perspective, il a appelé les confessions religieuses, les différentes composantes de la société civile ainsi que les acteurs politiques à participer activement à la construction d’un consensus national.

Aimé Boji Sangara a également invité les partenaires extérieurs de la RDC à accompagner cette dynamique, tout en respectant la souveraineté nationale et les intérêts du pays.

L’autre volet important du discours a porté sur le bilan de la session ordinaire de mars. Le président de l’Assemblée nationale a mis en avant une activité parlementaire particulièrement soutenue au cours de cette période.

Au total, 35 séances plénières ont été tenues. Dans le cadre du contrôle parlementaire, les députés nationaux ont notamment adressé 43 questions écrites et 10 questions orales avec débat au Gouvernement.

Sur le plan législatif, 31 textes de loi ont été adoptés au cours de cette session.

À cette production s’ajoute le travail réalisé lors de la session extraordinaire de juillet. En trente jours, 19 textes sur les 25 inscrits au calendrier ont été adoptés.

Pour Aimé Boji Sangara, ces chiffres témoignent du dynamisme de l’institution parlementaire. Toutefois, il estime que la production des lois ne constitue qu’une première étape.

L’application des lois, nouveau défi du Parlement

Le véritable enjeu, selon le président de la Chambre basse, réside désormais dans le suivi de l’application des textes adoptés. Il a ainsi appelé à renforcer les mécanismes permettant d’évaluer la mise en œuvre des lois et d’en mesurer l’impact concret sur les conditions de vie de la population.

Cette exigence d’évaluation doit permettre, à ses yeux, de rapprocher davantage le travail parlementaire des préoccupations quotidiennes des citoyens et de garantir que les décisions prises au Parlement produisent des résultats tangibles.

Après trois mois de vacances parlementaires, les députés nationaux ont ainsi repris leurs activités dans un contexte marqué par d’importants défis politiques, sécuritaires, économiques et sociaux.

La cérémonie d’ouverture s’est déroulée en présence notamment du premier vice-président Jean-Claude Tshilumbayi Musau, du deuxième vice-président Christophe Mboso Nkodia Mpwanga, du rapporteur Jacques Djoli Eseng’Ekeli, du rapporteur adjoint Clautide Mutita, du questeur Shimene Polipoli et de la questeure adjointe Grâce Neehma.

Pour cette nouvelle session, l’Assemblée nationale devra notamment se pencher sur l’examen du budget de l’État pour l’exercice 2027, parallèlement aux autres matières inscrites à son calendrier.

ITK

 

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