Jeudi, 24 septembre 2026-À l’occasion du 75ᵉ anniversaire de la Convention relative au statut des réfugiés, la Première ministre de la République démocratique du Congo, Judith Suminwa Tuluka, a réaffirmé l’engagement de son gouvernement en faveur de la protection des réfugiés et des personnes déplacées.
S’exprimant au siège des Nations Unies à New York, en marge de la 81ᵉ session de l’Assemblée générale des Nations Unies, la cheffe du gouvernement congolais a appelé la communauté internationale à renforcer sa solidarité face à l’ampleur des déplacements forcés qui touchent la République démocratique du Congo et la région.
La RDC fait aujourd’hui face à une situation humanitaire particulièrement préoccupante. Selon les chiffres présentés par la Première ministre, plus d’un million de Congolais sont réfugiés dans les pays voisins, tandis que près de six millions de personnes sont déplacées à l’intérieur du pays.
Parallèlement, la République démocratique du Congo accueille plus de 500 000 réfugiés sur son territoire, illustrant également son rôle de pays d’accueil dans la région.
Face à cette situation, Judith Suminwa a appelé à une mobilisation accrue des partenaires internationaux afin de répondre aux besoins des populations affectées.
Elle a notamment insisté sur la nécessité de renforcer les moyens consacrés aux urgences humanitaires, dans un contexte marqué également par des enjeux sanitaires, notamment liés à l’épidémie d’Ebola.
Pour la Première ministre, l’assistance humanitaire ne peut toutefois constituer à elle seule une réponse durable aux déplacements forcés.
Elle a ainsi défendu une approche intégrée reposant sur le nexus humanitaire-développement-paix, visant à articuler l’aide d’urgence avec les efforts de développement et de consolidation de la paix.
La paix comme condition du retour durable
Dans son intervention, la cheffe du gouvernement a également souligné que la résolution durable de la question des déplacements forcés reste étroitement liée au rétablissement de la paix et de la stabilité.
Elle a plaidé pour un renforcement de la coopération internationale et régionale, ainsi que pour des investissements dans le développement, afin de créer les conditions permettant aux populations déplacées et réfugiées de retrouver durablement leurs communautés et de reconstruire leur avenir.
À travers ce plaidoyer, la RDC entend rappeler que la protection des réfugiés et des personnes déplacées constitue une responsabilité collective.
Pour Kinshasa, la réponse à la crise doit ainsi combiner protection humanitaire, retour de la paix, coopération internationale et développement, afin d’apporter des solutions durables aux millions de personnes affectées par les déplacements forcés.
ITK


