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RDC : Mimie Engumba appelle à libérer la parole médiatique sur la mise en œuvre de l’accord de paix !

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Dimanche, 20 juillet 2025 – Lors du séminaire-atelier sur l’engagement stratégique des médias au suivi de l’accord de paix de Washington, tenu à Kinshasa, Mimie Engumba Iyeyi, membre de la plénière du CSAC et membre de la dynamique de Zongo a livré une analyse sans détour de l’environnement médiatique actuel en République démocratique du Congo.

Mimie Engumba a dénoncé un climat de censure indirecte, attribué non pas à la seule pression des groupes armés actifs dans l’Est, mais également à une décision politique assumée de limiter la circulation de certaines informations sensibles.

« La rébellion n’a pas forcément muselé la presse. Elle a créé un climat de terreur, je suis d’accord. Mais c’est au niveau de Kinshasa que nous avons dit qu’il ne faut pas relayer, alors qu’il y a des médias qui ont des correspondants là-bas, capables de rapporter la réalité du terrain. »

Elle a poursuivi en expliquant que plusieurs journalistes sur le terrain tentent de témoigner des réalités vécues, souvent dans l’anonymat, car leurs récits ne sont pas autorisés à être diffusés à grande échelle.

« Moi, je parle avec les correspondants de certains médias – dont je tais les noms – qui me disent : on a tué, on a fait ceci, nous vivons dans telle situation. Mais ces voix restent confinées. »

Selon Mimie Engumba Iyeyi, le rôle du CSAC a été mal interprété ou exagéré, car certaines directives restrictives ne seraient pas directement issues de l’organe de régulation.

« Imaginez que le CSAC n’ait pas pris la directive d’interdire tout cela. Les médias ont récité, tout en taisant les noms des sources. »

Ses propos appellent à une réflexion profonde sur la responsabilité du pouvoir central dans la gestion de l’information liée au processus de paix. Ils soulignent aussi l’importance d’un engagement franc et transparent des médias dans l’accompagnement de l’accord signé à Washington entre le Gouvernement congolais et ses partenaires régionaux et internationaux.

Pour de nombreux participants au séminaire, ce témoignage sonne comme un appel à l’ouverture de l’espace médiatique, au moment où la nation congolaise tente de reconstruire la confiance avec les populations affectées par les conflits armés.

ITK

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