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Assemblée nationale : la honte au masculin !

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Samedi, 27 novembre 2025-L’Assemblée nationale a encore offert au peuple congolais le spectacle d’un passage en force indigne d’une institution censée incarner la démocratie. Au centre de cette manœuvre, le premier vice-président de la Chambre basse, Jean-Claude Tshilumbayi, accusé d’avoir biaisé la procédure pour sauver trois membres du bureau pourtant visés par des pétitions en bonne et due forme.

Alors que la commission spéciale et temporaire parlementaire conduite par l’UDPS Peter Kazadi avait reconnu la recevabilité des pétitions contre cinq membres du bureau, le rapport final qui devait être adopté par la plénière l’a été dans une violation flagrante de la procédure.

Résultat : seuls Vital Kamerhe et Dominique Munongo, pourtant respectivement deuxième vice-président et vice-présidente, ont été sacrifiés, laissant intacte une partie du bureau mis en cause.

Selon plusieurs députés, Jean-Claude Tshilumbayi aurait instrumentalisé les débats et usé de son autorité pour protéger ses proches alliés, foulant aux pieds les règles de transparence et l’égalité de traitement. Cette attitude, dénoncent-ils, n’est pas seulement une entorse à la démocratie parlementaire, mais aussi une insulte au peuple qui attend de ses élus probité et courage politique.

Ce double standard révèle une Assemblée nationale prisonnière de calculs partisans et de petits arrangements politiciens, au détriment de l’intérêt général. Loin d’être le temple de la démocratie, elle donne l’image d’un club fermé où les jeux d’influence priment sur la redevabilité et la sanction politique.

En agissant ainsi, Jean-Claude Tshilumbayi ne sauve pas seulement trois collègues du naufrage : il enfonce l’Assemblée toute entière dans le discrédit. Et c’est le peuple congolais, une fois encore, qui sort perdant de ce spectacle de compromission.

ITK

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