
Jeudi, 5 décembre 2024-C’est un tête à tête d’abord, ensuite une grande réunion qui a mis autour d’une table, la forte délégation du Parti Travailliste que conduisait Steve Mbikayi et les hauts cadres de l’UDPS, avec à la tête Augustin Kabuya. Le point au centre des échanges était le changement de la constitution. Mbikayi, précurseur de la révision constitutionnelle depuis 2021, a commencé par saluer cette initiative devenue officielle à ce jour. Il plaide pour la convocation urgente d’une réunion de l’union sacrée autour du présidium. D’abord, explique-t-il, ça sera pour aplanir les divergences et harmoniser des vues, ensuite, accompagner le président de la République, Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo dans cette démarche.
Face à Augustin Kabuya, Steve Mbikayi, président du Parti Travailliste a également expliqué les motivations de son parti par rapport à ce changement. Il a mis l’accent sur la suppression des institutions budgétivores, la forme de l’état.
« On est venu voir l’honorable Augustin Kabuya en sa qualité d’abord du chef du parti présidentiel mais aussi membre du présidium de l’union sacrée d’abord pour envoyer un message fort au chef de l’Etat que nous sommes là pour soutenir de façon inconditionnelle l’initiative qui a été prise des reformes institutionnelles. Nous, au parti travailliste, ça fait 4 ans qu’on a commencé cette démarche. Nous avons fait le tour de la République, on a été dans toutes les provinces, récolter des signatures pour obtenir la révision. Nous en avions récolté environ 113.000 déposées à l’Assemblée Nationale. Donc quand le Chef a dit ça, nous on a soutenu à 100 % », a-t-il déclaré.
Révision ou Changement ?
À cette question, Mbikayi qui soutient le changement, pense que la dernière décision revient au souverain primaire.
« Et bien, il y en a qui sont pour la révision et d’autres pour le changement et nous au PT on est pour le changement de la constitution, pour quelle raison? Nous avons demandé que soient supprimées les institutions budgétivores comme le Sénat, les Assemblées Provinciales et autres. Or, cela implique qu’on doit changer la forme de l’état qui est verrouillé au niveau de l’article 120 de la Constitution. Alors si nous voulons arriver à supprimer le sénat, et d’autres institutions, nous devons poser la question au souverain primaire qui l’a verrouillé. Ce qui veut dire qu’il faut un projet de constitution à soumettre au référendum, que le peuple tranche et décide », a-t-il fait savoir.
Deuxièmement, a-t-il poursuivi, nous sommes dans une famille politique qui est l’union sacrée, nous pensons que nous devons accompagner le chef de l’état dans ce qu’il a dit.
« Nous sommes venus également demandé à l’honorable Kabuya comme il est du présidium, si on peut convoquer une réunion, c’est-à-dire la conférence des présidents de l’union sacrée avec le présidium afin d’en débattre, harmoniser les points de vue et parler une seule voix pour accompagner le Chef de l’État. Nous voulons aussi convaincre nos frères de l’opposition parce que le Chef est le chef de tout le monde… », dit le Président du Parti Travailliste.
Au niveau du PT, on soutient l’idée d’un débat en interne au niveau de la majorité pour que l’accompagnement soit effective.
ITK



