Samedi, 20 juin 2026 – Quelquzs minutes seulement après la déclaration des évêques catholiques réunis au sein de la Conférence Épiscopale Nationale du Congo (CENCO), qui se sont opposés à toute initiative de révision de la Constitution, le député national et président national du Parti Travailliste, Steve Mbikayi, a réaffirmé le droit des institutions de la République à engager un débat sur les réformes constitutionnelles.
Dans une communication adressée aux cadres et militants de sa formation politique, Steve Mbikayi a indiqué avoir convoqué en urgence les comités communaux du Parti Travailliste afin de leur transmettre les éléments de langage destinés à défendre la possibilité pour le Président de la République et le Parlement d’initier une révision constitutionnelle, notamment en ce qui concerne l’article 220 de la Constitution.
Pour l’ancien ministre, la prise de position de la CENCO relève de l’exercice normal de la liberté d’expression dans une démocratie. Il estime que les évêques, au même titre que tous les citoyens congolais, sont libres d’exprimer leur opposition à toute réforme constitutionnelle.
« En tant que Congolais, les évêques ont parfaitement le droit d’exprimer leur point de vue. Eux, comme les autres partisans du non, sont libres de défendre leurs convictions », a-t-il déclaré.
Toutefois, Steve Mbikayi considère que cette liberté d’opinion ne saurait remettre en cause les prérogatives reconnues par la Constitution aux institutions élues de la République. Selon lui, le Président de la République, le Parlement et les autres acteurs habilités doivent pouvoir exercer les compétences que leur confère la loi fondamentale sans faire l’objet d’interdictions politiques ou morales.
Dans ce contexte, le président du Parti Travailliste appelle les différentes sensibilités à privilégier le débat démocratique plutôt que les invectives. Il estime que les partisans du changement comme les défenseurs du statu quo doivent désormais convaincre l’opinion publique à travers des arguments solides.
« Les deux camps doivent désormais se mettre en ordre de bataille pour convaincre le peuple. Arguments contre arguments. Idées contre idées. Marches contre marches », a-t-il insisté.
Steve Mbikayi a également lancé un appel à la responsabilité afin que le débat autour de la Constitution ne dégénère pas en violences ou en affrontements politiques. Il plaide pour une confrontation pacifique des idées dans le respect des principes démocratiques.
« Pas d’injures, pas de violence, pas de casse », a-t-il martelé.
Alors que la question de la révision constitutionnelle continue de diviser la classe politique, les organisations de la société civile et les confessions religieuses, le député national estime que le dernier mot doit revenir au souverain primaire.
« Au bout du compte, que le peuple tranche. Et que les meilleurs arguments l’emportent », a conclu Steve Mbikayi.
ITK


