
Jeudi, 30 mai 2024-Contrairement au délai de 60 jours fixé par le Conseil d’Etat en violation de l’article 174 de la loi électorale pour organiser le 2ème round des élections devant mettre aux prises les deux hommes ayant dirigé le Kongo Central de la manière que l’on sait pendant près de deux ans avec un bilan en demi-teinte, la Ceni, seule habilitée à cette tâche, vient enfin d’arrêter la date du 7 juin 2024 pour le déroulement de ce scrutin de tous les enjeux.
Les deux hommes sont notamment le gouverneur Guy Bandu Ndungidi et le vice-gouverneur Grâce Nkuanga Masuangi Bilolo. Ce dernier qui, somme toute, a battu à plate couture son titulaire d’hier en engrangeant 23 voix contre 16 pour le Dr. Guy Bandu Ndungidi. C’était lors des premières élections annulées suite aux irrégularités les ayant entaché.
L’opinion publique qui suit de près l’évolution de cette situation se pose cependant la question de savoir si pourquoi cette précipitation de la part de la Ceni.
D’après une certaine indiscrétion, du moment où presque toutes les provinces de la RD. Congo, voire celles ayant connu des climats d’insécurité telle que le Mai-Ndombe, connaissent déjà leurs gouverneurs et vice-gouverneurs, la centrale électorale ne voit pas pourquoi devrait-elle encore retarder les élections au niveau du Kongo Central ; cette province qui, depuis, est plongée dans une lethargie criante liée à son développement par la faute de certains de ses dirigeants qui mettent à l’avant plan leurs propres intérêts.
Un autre fait non de moindre ayant également poussé la Ceni à parer au plus pressé s’avère sans conteste le climat malsain qui, depuis l’annulation des élections du 29 avril dernier, regnerait entre l’Executif provincial et l’Organe délibérant.
Cela se traduit par la résurrection, par l’Assemblée provinciale, de vieux dossier de 6 millions de dollars contractés à crédit par le gouvernement provincial pour financer les travaux de rénovation de quelques infrastructures sportives de la province dont les stades Lumumba de Matadi, Socol de Boma et Mfuki de Kisantu ; sans oublier celui de la rétrocession pétrolière.
Alors que d’après une certaine indiscrétion, le premier dossier précité serait déjà clôturé après le passage, en province, d’une mission d’enquête diligentée par la Cour des comptes qui, au finish, aurait lavé l’autorité provinciale de tout soupçon de détournement.
Qui dit vrai ? La question reste posée.
Néanmoins, l’Assemblée provinciale qui tient à voir clair sur ces deux dossiers, a mis sur pied une commission d’enquête parlementaire qui est déjà à pieds d’oeuvre.
Après avoir été à EQUITY BANK BCDC de Matadi, cette commission s’est rendue à Kisantu où elle a non seulement visité le chantier du Stade Mfuki dont les travaux ont été interrompus depuis le 9 mars dernier par manque d’argent ; mais aussi et surtout pris langue avec TOHA INVESTIMENT, l’entreprise exécutrice desdits travaux.
C’est autant dire que les violons entre l’Executif provincial et l’Organe délibérant se trouvent toujours ravalés loin des cimes.
Dieudonné MUAKA DIMBI






