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La fin de la récréation : Plaidoyer pour une République lucide, juste et équitable (Tribune de Steve Mbikayi)  ! 

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Mercredi, 21 mai 2025-L’histoire écrira, à l’encre de la rupture, qu’au temps de Fatshi, le vent a commencé à se lever contre l’impunité. Un ancien Premier ministre et un ancien gouverneur de la Banque centrale, géants d’hier, furent condamnés à la prison et dépouillés pour rendre au peuple ce qu’ils lui avaient dérobé. L’histoire chantera aussi que, sous ce même mandat, un ancien chef d’État fut poursuivi pour avoir fraternisé avec les flammes d’un mouvement rebelle, et pour en avoir fait l’apologie.

Deux actes lourds. Deux symboles forts. Deux secousses dans une République longtemps accoutumée à l’oubli, au silence de marbre face aux puissants, et à cette impunité qui suinte des murs du pouvoir depuis l’indépendance.

Mais l’histoire ne peut s’écrire à moitié. Elle ne s’accomplit que lorsqu’elle pousse sa logique jusqu’au bout. Les citoyens de l’espérance lucide attendent que cette logique s’étende, sans trembler, aux actes du présent et pas seulement à ceux du passé.

Car pendant que l’on jugeait hier, aujourd’hui continue. Et parfois, avec les mêmes maux… portés par d’autres visages. Des ministres, des mandataires, des chefs d’institutions, des directeurs généraux, certains tapis dans l’ombre, tissent encore les toiles du détournement, sous le regard passif , parfois complice , de ceux qui devraient les dénoncer.

L’histoire que le peuple appelle de ses vœux, celle qui fera école dans les manuels d’éthique républicaine, devra dire un jour que, sous Félix Tshisekedi, même les siens furent jugés.

Même ceux qui, couverts du drapeau de la loyauté, pillaient à huis clos.
Le peuple n’attend pas une vendetta. Il réclame une cohérence.

Que ceux qui, hier, ont conduit ce pays au bord de l’abîme soient sanctionnés, oui.
Mais que ceux qui, aujourd’hui, dans les salons climatisés du pouvoir, répètent le même pillage , en bleu et blanc ,ne soient pas épargnés.

Alors, la lutte contre la corruption ne sera plus un musée du passé. Elle sera vivante.
Actuelle. Sans intouchables. Et lorsque des magistrats, eux-mêmes corrompus, profitent des procédures pour blanchir les coupables, ils devront à leur tour être révoqués, interpellés, jugés. Ce jour-là, une nouvelle étape aura été franchie.

L’histoire devra dire que, sous Tshisekedi,
le juge qui vendait la justice fut jugé et condamné ;

Le ministre en fonction qui trahissait la mission publique fut révoqué, jugé et incarcéré ;

Le mandataire qui vidait les caisses d’une entreprise d’État subit le même sort ;
et les nouveaux riches furent appelés à justifier l’origine de leurs avoirs.
Voilà la République que le citoyen lambda a toujours rêvée.

Pas celle où, plutôt que de juger la gravité des fautes commises, on brandit la tribu, et on crie à l’acharnement ou au règlement de comptes.

De la sorte, Fatshi aura sifflé la fin de la récréation.

Mais il devra savoir que la cour de récréation n’est jamais vraiment vide.
Certains s’y cachent encore. Certains y jouent, avec les règles, les lois… et l’argent du peuple.

Parce qu’il est en train d’inscrire son nom au panthéon des bâtisseurs, le Président devra poursuivre l’œuvre , sans distinction, sans pitié pour les proximités affectives ou les alliances du moment.

Car c’est dans cette cohérence que renaîtra la crédibilité de nos institutions.
Et c’est dans l’universalité de la justice que se forgera la grandeur de notre nation.
Ainsi, du Président de la République jusqu’au dernier huissier, chacun devra réfléchir deux fois avant de trahir la Nation.

Et même longtemps après avoir quitté ses fonctions, il se rappellera que la République a désormais une mémoire.
C’est cela, la dictature éclairée que nous évoquions.

Celle que la justice impose, sous l’impulsion d’un Magistrat Suprême déterminé.
Ce n’est pas la dictature aveugle d’un Mobutu, entouré d’enjôleurs et aveuglé par les intérêts d’un clan.
Non.

C’est la fermeté au service du peuple.
L’autorité fondée sur l’éthique.
La rigueur animée par la lumière.
C’est à cette dictature éclairée que nous appelions hier.

Et que nous appelons encore aujourd’hui.

 

 

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