
Dimanche, 29 juin 2025-Trump : « Nous exercerons des pressions, nous travaillerons avec eux pour que l’accord soit respecté. Ils savent que cela doit se faire. Sinon, il y aura des sanctions financières et AUTRES. Si quelqu’un ne le fait pas, des mauvaises choses arriveront. »
Habitué aux volte-faces, Kagame est prévenu. S’il continue à s’entêter, les mauvaises choses arriveront. C’est le président de la plus grande puissance du monde qui parle.
Celui qui a mis fin à l’escalade entre l’ Inde et le Pakistan, deux puissances nucléaires. Celui qui, par une simple injonction a stoppé la guerre scientifique entre l’ Israël et l’ Iran. Ce n’est la guerre artisanale faite par le Rwanda qui lui échapperait .
Les oracles de malheur, jadis triomphants, balbutient désormais un aveu d’impuissance. Ils reconnaissent l’incapacité de l’opposition à s’organiser et son échec cuisant à faire obstacle à l’accord de Washington.
Ce que nous avons affirmé hier, à contre-courant, ils l’ avouent aujourd’hui, désillusionnés et désemparés.
Lorsque Goma et Bukavu tombaient sous l’occupation, et que la panique avait contraint beaucoup au silence, nous avons maintenu le flambeau allumé.
Nous avons refusé de céder au découragement, exhorté les nôtres à la résistance, dénoncé l’agression et ses complices. Nous avions prévenu que le régime ne tomberait pas, que la guerre serait gagnée.
Nous y sommes.
La signature de l’accord de paix entre la RDC et le Rwanda a scellé, pour l’opposition pro-rébellion, la fin d’un espoir malsain : celui de revenir au pouvoir par la voie des armes. Ce traité, pourtant salué par tous comme un tournant historique, est présenté , à tort, par eux comme un bradage de nos ressources et une capitulation. Mensonge.
Sans y croire, ils affirment que le Rwanda sort gagnant. Pour eux, un accord qui consacre notre intégrité territoriale, qui impose le retrait des troupes étrangères, qui substitue l’intégration sélective dans l’armée au brassage qui serait issus de leur fameux dialogue est une défaite !
Disons-le sans fard. Cet accord n’est pas parfait. Aucun accord entre deux parties aux intérêts divergents ne saurait l’être. Mais à l’analyse, nous avons davantage gagné .
Le Rwanda, longtemps dissimulateur, niait toute implication dans la déstabilisation de l’Est. En acceptant de signer un accord qui prévoie le désengagement de ses troupes, il reconnaît enfin clairement, son rôle d’agresseur. Il est désormais contraint de plier bagage. C’est une victoire diplomatique qu’aucun des régimes précédents n’avait su arracher.
Plus encore, le piège qu’il croyait habilement introduire est celui de la neutralisation des FDLR, forces qu’il instrumentalise depuis des décennies pour justifier ses incursions en RDC. Kigali a toujours entretenu et alimenté ce groupe en coulisses pour légitimer sa présence sur notre sol.
Mais cette fois, le contexte a changé. La présence américaine dans ce processus est une donnée nouvelle et décisive. Pour leur propre crédibilité, les USA ne peuvent tolérer l’échec d’un accord signé sous leur égide et paraphé en fanfare à la Maison Blanche. Ils mobiliseront les moyens nécessaires pour le démantèlement des FDLR, fermant ainsi l’échappatoire stratégique sur laquelle Kigali a longtemps capitalisé.
Si Paul Kagame, dans son obstination, continue à défier les États-Unis et l’ordre international, il pourrait y laisser son régime, voire sa peau.
Par la voie diplomatique, Félix Tshisekedi a réussi ce que nul, avant lui, n’avait accompli . Par la diplomatie, il vient de vaincre le cycle infernal d’une guerre qui dure depuis plus de trente ans, tout en faisant l’économie des morts. Nous le félicitons.
Bientôt, les troupes rwandaises entament leur retrait. L’espoir revient. La paix se dessine. Et, avec elle, l’heure des réformes multiformes pour redynamiser la gouvernance actuelle, améliorer le social de notre peuple, consolider et pérenniser les acquis.



