
Mercredi, 18 juin 2025 – Alors que la fin du mandat du président de la Cour constitutionnelle de la République démocratique du Congo approche à grands pas, une question cruciale anime les milieux judiciaires et politiques : qui prendra la relève de Dieudonné Kamuleta Badibanga à la tête de la plus haute juridiction du pays ?
Élu à la présidence de la Cour en juin 2022, Kamuleta est arrivé à la tête de l’institution après avoir été désigné juge par le président Félix Tshisekedi.
Son mandat, d’une durée de trois ans, arrive à échéance ce mois de juin 2025, conformément à l’article 158, alinéa 5, de la Constitution congolaise, qui prévoit que le président de la Cour est élu par ses pairs pour une durée de trois ans, renouvelable une seule fois.
À ce stade, aucune candidature officielle n’a été annoncée, et les tractations se font discrètement, à huis clos. L’élection du prochain président de la Cour se déroulera entre les neuf juges constitutionnels en exercice.
Cette procédure est hautement stratégique, car le président de la Cour constitutionnelle joue un rôle déterminant dans l’arbitrage des contentieux électoraux, les conflits de compétence entre les institutions, etc.
Le renouvellement de la présidence intervient dans un contexte où la stabilité institutionnelle est plus que jamais cruciale.
Au stade actuel, les yeux sont braqués sur la Cour, dont les décisions à venir pourraient façonner l’équilibre des pouvoirs.
Qui sont les potentiels successeurs ?
Même si les noms des prétendants ne sont pas encore officiellement dévoilés, plusieurs juges expérimentés au sein de la Cour pourraient se positionner.
La tradition veut cependant que les discussions restent internes jusqu’au vote, dans le respect de la solennité et de l’indépendance de l’institution.
Une continuité ou un changement ?
Le bilan de Dieudonné Kamuleta, marqué par une gestion relativement sobre mais ferme des affaires constitutionnelles, sera certainement scruté pour orienter le choix de son successeur.
Reste à savoir si ses pairs opteront pour une continuité dans la ligne de conduite actuelle ou pour un changement d’approche.
Rappelons que l’élection du nouveau président de la Cour Constitutionnelle aura lieu ce vendredi 20 juin à Kinshasa.
ITK



