
Kinshasa, mercredi 9 juillet 2025 – Alors que le procès très médiatisé de l’ancien ministre de la Justice, Me Constant Mutamba, s’est ouvert ce mercredi à Kinshasa, le procureur général près la Cour de cassation, Me Firmin Mvonde séjourne à Lyon en France pour représenter la RDC dans une grande activité.
« La justice doit suivre son cours dans le respect du droit. J’invite M. Mutamba à rester serein et à cesser toute agitation » disait Mvonde dans sa réponse à Mutamba au sujet de sa récusation.
Mais au-delà du dossier Mutamba, Firmin Mvonde est loin d’être absorbé uniquement par les remous politico-judiciaires de Kinshasa. Actuellement en déplacement en France, le haut magistrat représente la République Démocratique du Congo à la 14ᵉ réunion du Groupe de coordination des forces de l’ordre (LECG), qui se tient au siège d’INTERPOL à Lyon, du 9 au 10 juillet.
Ce sommet stratégique, organisé par les États-Unis en collaboration avec Europol, réunit des responsables de la justice et de la sécurité d’une trentaine de pays pour renforcer la coopération internationale dans la lutte contre le terrorisme et la criminalité transnationale organisée, notamment les réseaux liés au Hezbollah.
Mvonde, entre rigueur nationale et rayonnement international
En choisissant de représenter la RDC sur cette scène mondiale, Firmin Mvonde démontre qu’il est plus qu’un simple acteur des grands procès à Kinshasa. Il est aussi un ambassadeur de la justice congolaise, déterminé à redorer son image au-delà des frontières. Son engagement à lutter bec et ongles contre l’impunité, qu’elle soit locale ou internationale, témoigne d’une vision ambitieuse et proactive.
Le procureur général est accompagné à Lyon de Christophe Museme, avocat général près la Cour d’appel.
Pendant ce temps à Kinshasa, le procès de Me Constant Mutamba suit son cours. L’ancien ministre est poursuivi pour la disparition présumée de 19 millions de dollars, constituant le premier acompte d’un projet de 39 millions destiné à la construction d’une prison à Kisangani. Il rejette les accusations, parlant de manœuvres politiques. Selon des sources judiciaires, aucun site n’aurait encore été identifié pour la construction, ce qui alimente les soupçons.
JK & ITK



