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RDC : voici les 15 entreprises publiques dans lesquelles le gouvernement veut désormais sélectionner les mandataires par appel à candidatures !

Vendredi, 31 juillet 2026-Le gouvernement de la République démocratique du Congo veut franchir un nouveau cap dans la réforme de la gouvernance des entreprises publiques. À travers un arrêté ministériel signé le 11 avril 2026, la ministre du Portefeuille institue un processus compétitif de sélection des mandataires publics dans quinze entreprises du portefeuille de l’État.

Cette réforme entend rompre avec les pratiques de désignation exclusivement administratives et instaurer davantage de transparence, de mérite et de concurrence dans le choix des dirigeants des entreprises publiques concernées.

L’arrêté ministériel n° 004/CAB/MIN/PF/JS/2026 fixe les principes, les modalités et les procédures applicables à la sélection des futurs mandataires publics de ces quinze entreprises.

Le texte précise que l’appel public à candidatures constitue désormais la procédure de droit commun. Autrement dit, les candidats aux postes concernés devront, en principe, passer par une procédure ouverte permettant d’évaluer leurs profils et leurs compétences.

Le recours à un vivier de candidats ne pourra intervenir qu’à titre exceptionnel, notamment dans le cadre d’une procédure d’urgence ou lorsqu’il sera nécessaire de sécuriser préalablement la base des profils appelés à concourir.

Le processus devra respecter plusieurs principes : égalité des chances, transparence, inclusivité, impartialité, traçabilité, promotion du genre et méritocratie.

Quelles sont les 15 entreprises concernées ?

Le dispositif concerne quinze entreprises publiques stratégiques du portefeuille de l’État, à savoir :

La Caisse Générale d’Épargne du Congo (CADECO S.A.) ;

La COBIL S.A. ;

La Congolaise des Voies Maritimes (CVM S.A.) ;

La Générale des Carrières et des Mines (GÉCAMINES S.A.) ;

Les Lignes Maritimes Congolaises (LMC S.A.) ;

L’Office National des Transports (ONATRA S.A.) ;

La Régie de Distribution d’Eau (REGIDESO S.A.) ;

La Régie des Voies Aériennes (RVA S.A.) ;

La Société Aurifère du Kivu et du Maniema (SAKIMA S.A.) ;

La Société Congolaise des Postes et Télécommunications (SCPT S.A.) ;

La Société Nationale des Chemins de Fer du Congo (SNCC S.A.) ;

La Société Nationale d’Électricité (SNEL S.A.) ;

La Société Minière de Kilo-Moto (SOKIMO S.A.) ;

La Société Nationale des Hydrocarbures du Congo (SONAHYDROC S.A.) ;

La Société Nationale d’Assurances (SONAS S.A.).

La liste retenue couvre pratiquement plusieurs secteurs essentiels de l’économie congolaise : mines, transport ferroviaire et maritime, aviation, eau, électricité, hydrocarbures, assurances, télécommunications et services financiers.

Le choix de ces entreprises donne ainsi une portée particulière à la réforme. Il ne s’agit pas seulement de modifier la procédure de nomination de quelques responsables, mais de chercher à améliorer la gouvernance d’un ensemble d’entreprises qui jouent un rôle important dans l’économie nationale et dans la fourniture des services publics.

La GÉCAMINES, la SNEL, la REGIDESO, la SNCC, l’ONATRA, la RVA, la SONAHYDROC ou encore la SONAS figurent parmi les entreprises dont les performances ont un impact direct sur l’activité économique et les finances publiques.

Le profil des candidats au centre du dispositif

L’arrêté prévoit également des conditions d’éligibilité pour les candidats aux fonctions de mandataires publics. Ceux-ci doivent notamment satisfaire aux exigences prévues par la législation congolaise relative à l’organisation et à la gestion du portefeuille de l’État.

L’objectif affiché par le ministère du Portefeuille est de privilégier des profils répondant aux exigences de compétence, d’intégrité et d’efficacité.

Dans ses considérants, l’arrêté évoque précisément les exigences de bonne gouvernance et d’intégrité dans la gestion des entreprises du Portefeuille de l’État.

Cette décision s’inscrit dans les orientations adoptées par le gouvernement dans le cadre de la réforme de la gouvernance des entreprises publiques.

Le ministère du Portefeuille entend ainsi rendre le processus de désignation des mandataires plus crédible, traçable et compétitif.

L’enjeu sera désormais de voir comment ce nouveau mécanisme sera appliqué concrètement : publication des appels à candidatures, critères d’évaluation, composition des organes chargés de la sélection, publication des résultats et respect effectif des principes de transparence et de méritocratie.

Pour les quinze entreprises concernées, cette nouvelle approche pourrait donc ouvrir la voie à une nouvelle génération de dirigeants sélectionnés sur la base de leurs compétences et de leur expérience, plutôt que sur le seul critère de désignation administrative.

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