
Dimanche, 27 octobre 2024-Le mois d’octobre de l’année en cours qui tend lentement mais surement vers la fin, n’a pas été du tout rose pour la Radio Télé Communautaire de Muanda (RCM), l’aînée de toutes les chaînes audiovisuelles émettant dans ce territoire longeant la côte Atlantique.
En effet, contre toute attente, un incendie d’origine inconnue avait, en pleine journée du mercredi 2 octobre 2024, endommagé toutes ses installations ; réduisant ainsi au chômage l’ensemble de son personnel dont la survie ne dépendait que de ce média privé dont le géniteur n’est autre que l’honorable Jean Kimboko Ndombasi, député provincial élu de la circonscription électorale de Muanda.
A noter que tous les dégâts matériels subis par cette chaîne sont évalués, selon cet élu du peuple qui en est aussi son principal manageur, autour de 75.000 $.
Cependant, les matériels endommagés sont entre autres l’émetteur radio, l’émetteur télévision, tous les instruments de production ainsi qu’une partie importante du bâtiment.
Plaise au ciel qu’aucune perte en vie humaine n’a été documenté, bien que cet incendie était survenu pendant qu’il y avait à l’intérieur du bâtiment 14 de ses employés du reste constitués des journalistes, cameramen, techniciens et administratifs confondus. Ces derniers ont été sauvés de justesse grâce au courage personnel de chacun d’eux.
Saisie au plus vite du dossier lié à cet incendie mystérieux, la police n’a pas tardé de mener les enquêtes qui, jusqu’à ce jour, se poursuivent encore normalement.
Le premier suspect interpellé par la police n’est autre qu’un certain Depapy Mbatshi, un jeune autochtone d’origine woyo.
D’après une certaine indiscrétion, deux semaines seulement avant cet incident déplorable, ce dernier aurait proféré des menaces à l’endroit de la RCM et de son personnel ; tout en leur promettant l’enfer.
Etant donné que près de trois mois seulement avant la survenue de l’incendie ayant mis à genoux ce média le plus suivi du territoire de Muanda, trois supposés criminels étaient tombés dans le filet de la police locale. Parmi lesquels le petit-fils de sieur Depapy Mbatshi.
A noter que faute des preuves prouvant leur culpabilité, tous les trois ont été libérés quelques jours après.
Mais aussi paradoxal que cela puisse paraître, l’arrestation desdits criminels supposés, apprend-t-on des sources concordantes, aurait poussé Depapy Mbatshi à accuser la RCM de tous les péchés d’Israël au motif que l’un de ses journalistes aurait publié, à travers les réseaux sociaux, une vidéo qui a fait tâche d’huile à travers la ville côtière de Muanda dans l’objectif de salir ces prétendus criminels dont son petit-fils pourtant innocenté.
C’est ce qui aurait en effet poussé la police à lui mettre la main essentiellement pour des raisons d’enquête puisque qualifié comme étant le premier suspect de ce qui était arrivé au média précité.
Malheureusement pour ce dernier, en lieu et place de se taire, il se serait permis le luxe de pointer un doigt accusateur en direction de l’honorable Jean Kimboko Ndombasi qui, selon ses propres dires, l’aurait fait arrêter tout en reconnaissant les bonnes relations qu’il a toujours entretenues avec cet élu du peuple pour qui il dira par ailleurs avoir battu campagne pour son élection en décembre 2023.
En réaction, l’honorable Jean Kimboko Ndombasi, après avoir suivi avec indignation toui les bobards débités contre sa persi par cet autochtone d’origine woyo précisera ensuite, à travers sa cellule de communication, que l’action publique étant l’œuvre du ministère public susceptible de se saisir d’office tout fait répréhensible par la loi, il ne saura, dit-il, faire obstruction à la justice.
Pour lui, l’action déclenchée par le Parquet près le Tribunal de paix de Muanda n’est pas son œuvre comme d’aucuns le croient du moment où il n’a déposé aucune plainte dans cette instance judiciaire contre Depapy Mbatshi. Toutefois, a-t-il renchérit, il réitère, malgré lui, son esprit managérial et en appelle à l’apaisement de tous en laissant la justice faire son travail.
Car, en ce qui le concerne, il est en train de sécouer ses principaux partenaires en vue de la relance complète, en premier, de sa station de radio qui émet déjà avec des émissions en différé et cela, dans la partie non touchée du bâtiment de ce média.
Quant à la télévision, il dit s’y atteler et les démarches sont en cours.
Dieudonné MUAKA DIMBI



