
Samedi, 15 février 2025-Matadi, chef-lieu de la province du Kongo Central, a connu deux journées pleines des vives tensions délibérément orchestrées par les semainiers de l’Onatra qui ont séché le travail.
Ces derniers revendiquaient et ce, à juste titre, le paiement de plusieurs mois d’arriérés de leurs salaires.
Par conséquent, ils ont observé un arrêt de travail ayant du reste paralysé les activités portuaires ; mais aussi et surtout pénalisé deux navires se trouvant accostés au port de Matadi. Ce qui, en somme, a occasionné un important manque à gagner tant pour l’Onatra que pour le trésor public.
Saisi au plus vite, le maire Dominique Nkodia Mbete, qui a toujours fait de la paix sociale de l’entité son cheval de bataille, avait reçu en audience, le 7 février dernier, les représentants des dockers grévistes conduits par Papa Soki, leur Vice-président.
Il était donc question que ces derniers expliquent auprès de l’autorité urbaine les raisons plausibles qui ont milité à l’arrêt de travail observé par les semainiers.
C’était en présence de Médard Nsimba, Directeur du Département des ports maritimes de l’Onatra.
Après les échanges entre les deux parties en conflit, suivis d’un débat très houleux, un compromis a été vite trouvé. C’est-à-dire, le Chef de l’exécutif urbain a invité les grévistes à surseoir leur mouvement de grève et à reprendre le travail. Etant donné qu’il les avait rassuré que toutes les batteries étaient déjà mises en marche au niveau de l’employeur pour que ces derniers soient payés le mardi 11 février 2025.
Mais aussi curieux que cela puisse paraître, les semainiers, piqués on ne sait par quelle mouche, ont conditionné, le même jour, la reprise de travail à l’apurement total de tous leurs arriérés des salaires.
A cet effet, ils ont brûlé les pneus à l’entrée principale des installations portuaires pour manifester leurs mécontentements ; tout en scandant des chansons hostiles à l’endroit des responsables du Département des ports maritimes qu’ils ne cessent d’accuser, à tort ou à raison, d’être à la base de leurs souffrances.
Cette situation déplorable, n’a pas cependant laissé indifférente l’autorité urbaine qui, en sa triple qualité notamment de père de toutes les familles de la ville de Matadi, de défenseur des droits humains et de sapeur pompier, a effectué une descente sur le lieu pour prendre langue avec les manifestants en colère.
L’homme, lui-même un ancien de l’Onatra capable de tout et de rien, après avoir prêté une oreille attentive aux revendications des dockers, a dû coup demandé aux responsables dudit département de les lui faire parvenir en urgence afin qu’il puisse les examiner ensemble au cours d’une réunion devant se tenir non pas dans les installations portuaires ; mais plutôt à la mairie de Matadi, cadre choisi pour trouver des solutions idoines et durables aux problèmes posés par les semainiers.
C’est ce qui a été fait à la satisfaction générale des grévistes qui, depuis le mardi 11 février dernier, ont touché leurs salaires et décidé, séance tenante, de suspendre leur mouvement de grève.
C’est autant dire que depuis le mercredi 12 février 2025, le travail a bel et bien repris son cours normal au port de Matadi et le calme y était aussi revenu grâce à l’implication sans faille de Dominique Nkodia Mbete, appelé affectueusement par les siens 1.600 volts.
Très ravis, les semainiers, à leur tour, n’ont pas non plus manqué de remercier l’autorité urbaine pour le travail abattu ayant abouti à des résultats escomptés.
Dieudonné MUAKA DIMBI



