Okapinews.net
PolitiqueSécuritéUne

Le glas de l’agression rwandaise (98ème Tribune de Steve Mbikayi) ! 

publicite-candidat

Mardi, 22 avril 2025-Il est des moments dans l’histoire des nations où l’épreuve agit comme un révélateur de vérité. La chute de Goma, suivie de celle de Bukavu, fut sans conteste un tel moment. Le pays, dans sa mémoire collective encore marquée par les blessures de 1997 a connu un frisson. Certains, emportés par la panique, envisageaient déjà l’exil. D’autres, plus discrets mais non moins agités, nourrissaient l’espoir inavoué d’un renversement de régime.

Mais dans le fracas des certitudes vacillantes, nous avions pris la plume, dans notre tribune 77 , pour affirmer haut et fort :
« Fatshi ne tombera pas. Le Rwanda qui nous agresse n’a ni les troupes ni les moyens suffisants pour marcher jusqu’à Kinshasa en conservant des bases arrière solides… Il ne saura même pas occuper la moitié de la RDC. Ceux qui crient déjà victoire vont bientôt déchanter. »

Cette assertion, que certains jugeaient téméraire, s’est peu à peu muée en anticipation lucide. La tournure que prend l’actualité en apporte la confirmation éclatante.

Hier, à Goma, l’ancien président de la République, dans une réunion top secrète avec ses partisans à l’hôtel Karibu Lodge aurait évoqué l’éventualité d’un cantonnement des troupes du M23 à Bukavu pour un désarmement à suivre, saluant, de manière presque candide, une certaine avancée enregistrée à Doha le 17 avril dernier sous forme d’un projet d’accord. Une déclaration en demi-teinte, qui sonne comme l’aveu d’un tournant : celui du reflux.

Car pendant que le camp de la patrie sous l’égide du Président Félix Tshisekedi, œuvre avec constance et sang-froid à la défense de l’intégrité nationale, les hérauts de la rébellion, eux, révisent leurs discours.
L’enthousiasme débordant des premiers jours a cédé la place à une tiédeur lourde de désillusion.

Les journalistes pro-rwandais, jadis véhéments, qui annonçaient dans chaque émission la chute imminente du chef de l’État congolais comme une fatalité historique, parlent désormais à mots couverts.

Le désarroi a remplacé l’arrogance ; Le changement de paradigme est palpable.
Il faut le dire sans ambages : l’aventure du M23 et de Kigali, entre dans sa phase terminale.

Le mythe d’une insurrection triomphante, capable d’imposer une nouvelle configuration politique au pays, se décompose sous nos yeux. Et dans cette déliquescence, c’est toute une stratégie de déstabilisation, fondée sur le mensonge, la peur et les complicités internes, qui s’effondre.

Ce basculement, nous le devons au courage des FARDC et de nos vaillants wazalendo, à la résilience de notre peuple, mais aussi à la vision claire du Chef de l’État, dont l’engagement pour la souveraineté nationale n’a jamais fléchi.

Il faut être aveugle ou complice pour ne pas reconnaître que la fermeté de Kinshasa, couplée à la diplomatie multilatérale active, commence à porter ses fruits.

Notre peuple doit retenir que l’épreuve actuelle est la dernière convulsion d’un projet voué à l’échec. Le vent tourne. Et quand il tournera totalement, ceux qui voyaient déjà venir la défaite de la République et prêts à prendre leurs jambes à leurs cours devront retenir une chose. Face à une guerre d’agression , on ne peut se résigner ni céder à la guerre psychologique et médiatique des agresseurs et de leurs Collabos .

Quant aux supplétifs du Rwanda , ils doivent noter qu’ils se sont trompés d’ époque. Le peuple congolais n’est plus une proie facile. Le Congo d’aujourd’hui ne peut se diriger ni par les armes, ni par la terreur, ni par des combines d’arrière-cour.

L’histoire avance. Et dans ce mouvement irréversible, la République tient bon.
Le glas de l’agression rwandaise est proche.

publicite-candidat

Liens Pertinents