
Samedi, 3 mai 2025-Alors que la capitale congolaise continue de faire face à une congestion routière chronique, le Pasteur Marcello Tunasi tire la sonnette d’alarme. Selon lui, les embouteillages ne sont pas qu’un simple désagrément de la vie urbaine : ils constituent un problème de santé publique, de cohésion sociale, de stabilité mentale et de développement économique.
Dans une déclaration poignante, le pasteur a détaillé les multiples conséquences que les bouchons quotidiens ont sur les populations. Son analyse se décline en quatre dimensions : physique, sociale, psychologique et économique.
Un corps mis à rude épreuve
Les longues heures passées dans des véhicules souvent surchauffés et mal ventilés entraînent une fatigue chronique chez les usagers. À cela s’ajoutent des problèmes respiratoires causés par la forte concentration de gaz d’échappement, ainsi que des douleurs musculosquelettiques (lombaires, cervicales, jambes lourdes).
Le rythme de vie imposé par ces trajets interminables perturbe aussi le sommeil : moins de repos, plus de stress.
Une société déséquilibrée
Les conséquences sociales ne sont pas moindres. Le pasteur pointe du doigt une désintégration du tissu familial, avec des parents rentrant trop tard pour passer du temps avec leurs enfants.
Les embouteillages favorisent aussi l’absentéisme scolaire et professionnel, et contribuent à l’érosion du lien communautaire à travers la diminution des activités collectives.
Une santé mentale en danger
Le stress généré par l’anticipation des bouchons commence souvent dès le lever. Ce stress permanent, combiné à l’agressivité croissante sur la route, peut mener à un véritable burn-out urbain, voire à des états dépressifs. Le sentiment d’être enfermé dans une routine inefficace, sans issue, pèse lourdement sur le moral.
Un poids économique considérable
Enfin, l’impact économique est loin d’être négligeable. Le pasteur évoque une perte massive de productivité, avec des milliers d’heures perdues chaque jour. Les coûts liés au transport explosent (carburant, pannes, entretien), et l’image d’une ville paralysée devient un frein pour les investisseurs.
Les acteurs du secteur informel – vendeurs, livreurs, artisans – sont aussi parmi les premières victimes de cette situation.
Un appel à la responsabilité collective
Le Pasteur Marcello Tunasi conclut en soulignant que les embouteillages ne doivent plus être considérés comme un simple problème de mobilité, mais comme une crise systémique qui appelle des réponses urgentes et coordonnées.
« Cette affaire nous concerne tous », insiste-t-il, appelant à une prise de conscience citoyenne et à une volonté politique forte pour libérer Kinshasa de l’étau de la congestion routière.
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