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Accord de paix RDC–Rwanda : le Parti Travailliste dénonce une campagne d’intoxication et soutient l’initiative présidentielle !

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Samedi, 5 juillet 2025-Face à la montée des critiques visant l’accord de paix signé à Washington entre la République Démocratique du Congo et le Rwanda, le Parti Travailliste a pris position à travers une déclaration officielle, rendue publique à l’issue d’un conclave extraordinaire tenu du 4 au 5 juillet à Kinshasa.

La formation politique dirigée par Steve Mbikayi dénonce ce qu’elle qualifie de « campagne d’intoxication » orchestrée pour semer le doute au sein de l’opinion publique congolaise et décrédibiliser les efforts de paix entrepris par le Président de la République, Félix Antoine Tshisekedi.

Rejetant les accusations de « cogestion des ressources naturelles » entre la RDC et le Rwanda, le Parti Travailliste affirme, après une analyse approfondie du texte de l’accord, qu’il n’est nullement question de partager la souveraineté sur les minerais congolais.

Le point 6 de l’accord, portant sur l’intégration économique régionale, serait conforme aux cadres juridiques régionaux comme la CEPGL, la CIRGL ou encore la Communauté d’Afrique de l’Est (CAE), et respecterait la souveraineté nationale.

« Parler de cogestion des ressources est une manipulation délibérée des faits », estime Steve Mbikayi, rappelant que les dispositifs d’exploitation transfrontalière existent dans plusieurs régions du monde sans que cela ne remette en cause l’autorité des États concernés.

Gestion écologique et intérêt commun : le cas des parcs et du lac Kivu

Le Parti Travailliste évoque également les réalités écologiques liées à certains espaces partagés entre la RDC et le Rwanda, notamment le Parc des Virunga et le lac Kivu.

Ces zones naturelles nécessitent, selon lui, une coopération technique pour éviter le désordre, les pillages et les conflits.

En guise de comparaison, le document cite des exemples de cogestion pacifique de ressources entre la France et l’Italie (Mont-Blanc), l’Argentine et le Chili, ou encore le Mozambique et la Tanzanie.

Se basant sur des précédents historiques, le Parti Travailliste défend l’idée que l’économie peut être utilisée comme outil de pacification. Le traité Israël–Jordanie de 1994, la CECA à l’origine de l’Union européenne, ou encore l’accord de paix entre l’Éthiopie et l’Érythrée sont cités comme modèles de réussite.

« Coopérer sur des ressources critiques est souvent un moyen de désarmer les tensions durables », lit-on dans la déclaration.

Le Parti balaie également l’argument selon lequel l’accord signé à Washington viendrait remettre en cause les résolutions du Conseil de sécurité de l’ONU. « C’est juridiquement faux et politiquement simpliste », affirme-t-il.

Selon lui, l’accord ne nie pas l’agression rwandaise, ne supprime pas les rapports onusiens, et ne blanchit aucunement les responsabilités déjà établies.

À titre d’illustration, le communiqué évoque les accords d’Oslo, qui avaient lancé un processus de paix sans annuler les textes de l’ONU sur la question palestinienne.

Soutien au Président Tshisekedi et mobilisation générale

Le Parti Travailliste réaffirme son soutien total au Président Félix Tshisekedi, saluant « son engagement courageux en faveur de la paix », et appelle les Congolais à faire bloc derrière cette initiative diplomatique.

Le parti demande à ses cadres de descendre sur le terrain pour expliquer et défendre l’accord, et condamne ceux qui, « par posture politicienne », s’opposent à toute solution de compromis.

Le conclave a également été l’occasion de saluer le rôle actif du président du parti, Steve Mbikayi, présenté comme un défenseur infatigable du régime et de la souveraineté nationale.

En guise de perspectives, le Parti propose plusieurs recommandations concrètes :

1. La mise en place d’un comité tripartite RDC–Rwanda–USA pour suivre la mise en œuvre de l’accord ;

2. L’inclusion d’un article de garantie de souveraineté économique dans le texte final ;

3. Un engagement militaire explicite des États-Unis pour sécuriser les frontières de la RDC ;

3. La création d’un Fonds spécial pour la reconstruction des zones sinistrées de l’Est ;

4. Et le lancement d’une campagne nationale d’explication et de sensibilisation.

Le Parti conclut que l’accord signé à Washington constitue « une matrice de sortie de crise » et non une remise en cause de la souveraineté congolaise.

Il plaide pour une approche pragmatique et lucide : « La paix se construit par le compromis, la souveraineté se défend aussi par la coopération. ».

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