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Assemblée nationale : l’intérim de Jean-Claude Tshilumbayi sous le feu des critiques !

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Samedi, 4 octobre 2025-Depuis son accession à la présidence intérimaire de l’Assemblée nationale, le député Jean-Claude Tshilumbayi ne cesse de susciter des remous. Sa gestion et son style de leadership sont vivement contestés. Une analyse signée Mbila Kunganda Kalonji, analyste politique et chercheur en questions parlementaires, met en lumière les causes profondes de cette crise institutionnelle.

Selon cet analyste, Tshilumbayi chercherait à prolonger son intérim jusqu’en décembre, au mépris des attentes d’une majorité de députés. Cette volonté serait motivée par l’influence supposée de Vital Kamerhe, son mentor politique. « Séduit par les attributs du pouvoir, il donne l’impression de vouloir se comporter en monarque absolu », observe Mbila Kunganda, alors que plusieurs parlementaires exigent l’organisation rapide des élections pour installer un bureau définitif.

L’analyste souligne également l’« incapacité du président ad intérim à diriger les plénières dans le respect du règlement intérieur ». Les séances, souvent marquées par le désordre, traduisent une gestion jugée chaotique.

Autre point de crispation : les grèves répétées du personnel administratif de l’Assemblée nationale. Malgré des revendications jugées légitimes (salaires, primes et avantages impayés depuis plusieurs années), Tshilumbayi s’est contenté de promesses irréalistes, tout en rejetant la faute sur un autre membre du Bureau. Une attitude que Mbila Kunganda qualifie de « manœuvre de diversion aussi pathétique que théâtrale ».

Au lieu d’instaurer une dynamique de collégialité, Tshilumbayi mènerait, selon l’analyste, une « politique de la terre brûlée » destinée à favoriser l’ascension d’Aimé Boji Sankara à la tête de l’Assemblée. Une stratégie qui, de l’avis de nombreux députés, menace l’équilibre fragile de la majorité parlementaire.

Face à ce climat délétère, les critiques contre Tshilumbayi se multiplient. Plusieurs élus le décrivent comme un « apprenti », « immature » ou encore « cacocrate ». Ils réclament la publication immédiate d’un calendrier électoral. Pour Mbila Kunganda Kalonji, il y a urgence : « Le maintien prolongé de Tshilumbayi ne fait qu’aggraver la crise. Seul un retour rapide à une gouvernance normale et démocratique peut garantir la stabilité institutionnelle et répondre aux attentes du peuple congolais. »

ITK

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