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Kongo Central : Les institutions provinciales renouent le dialogue et ouvrent une nouvelle ère d’apaisement !

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Dimanche, 30 novembre 2025-Dans le souci de préserver l’intérêt supérieur du Kongo Central et de favoriser son développement harmonieux, les tensions qui régnaient hier encore, marquées par un climat d’animosité et de suspicion ayant failli paralyser le fonctionnement des deux principales institutions provinciales, semblent désormais derrière nous. L’Assemblée provinciale et l’Exécutif, longtemps en froid, ont finalement accepté de se regarder en face et d’apaiser les esprits.

Cette détente est intervenue à l’issue d’une réunion conjointe, initiée d’un commun accord, au cours de laquelle les deux parties ont librement choisi d’enterrer la hache de guerre et de fumer le calumet de la paix.

Un geste salué par une partie de la population, traditionnellement attachée à la paix, même si certains l’ont accueilli avec réserve pour des raisons qui leur sont propres.

Cet apaisement répond également aux instructions du Chef de l’État, Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo, adressées à l’ensemble des Assemblées provinciales du pays.

Le message, transmis par le Vice-Premier Ministre en charge de l’Intérieur, Jacquemin Shabani Lukoo, faisait suite au constat préoccupant du Président de la République : dans plusieurs provinces, les relations entre Assemblées provinciales et gouverneurs étaient plombées par une succession de motions d’interpellation ou de défiance, créant une paralysie institutionnelle.

D’autres observateurs estiment toutefois que la surchauffe constatée au sein des Assemblées provinciales est parfois entretenue par certains gouverneurs accusés de gérer les finances publiques avec trop de liberté, en oubliant qu’ils sont tenus de rendre compte aux élus du peuple.

Une exigence démocratique trop souvent ignorée, et qui conduit certains à rejeter toute responsabilité sur les députés lorsque les tensions éclatent.

Pour ces analystes, les recommandations du Président de la République visaient à la fois les députés et les gouverneurs.

C’est dans ce contexte que s’est tenue, le mercredi 26 novembre 2025, la réunion interinstitutionnelle organisée dans la salle de banquets de la résidence officielle du gouverneur.

Autour de la table : le gouverneur Grâce Nkuanga Masuangi Bilolo, son vice-gouverneur, la directrice de cabinet, le ministre provincial chargé des relations avec le parlement, et, en face, le bureau de l’Assemblée provinciale conduit par son président, Victor Nsuami Mpaka. Une rencontre d’une importance capitale, même si certains esprits mal intentionnés en ont minimisé la portée.

Objectifs de la réunion : faire table rase des tensions politiques ayant récemment secoué la province ; définir ensemble les voies et moyens pour y remédier durablement.

En un peu plus de deux heures, les deux camps ont pu dépasser leurs querelles byzantines, resserrer les liens et se projeter dans une dynamique commune visant le développement du Kongo Central et l’amélioration du bien-être de sa population.

Pas de crise institutionnelle au Kongo Central

À l’issue de la rencontre, Billy Ntunga, Rapporteur de l’Assemblée provinciale, a tenu à clarifier les choses : selon lui, il n’y a jamais eu de crise institutionnelle au Kongo Central.

Les tensions observées récemment seraient, dit-il, l’œuvre de compatriotes malintentionnés, habitués à répandre de fausses informations pour saper les efforts de transformation de la province.

Rappelant que le contrôle parlementaire est une prérogative constitutionnelle, il a souligné que l’interpellation du gouverneur ne relevait pas d’un règlement de comptes, mais simplement de l’exercice normal des missions dévolues à l’organe délibérant.

Pour sa part, le gouverneur Grâce Nkuanga Masuangi Bilolo, récemment sauvé d’une motion d’interpellation, a exprimé sa volonté de collaborer sincèrement avec le nouveau bureau de l’Assemblée provinciale. Il a insisté sur la nécessité de conjuguer les efforts pour assurer l’émergence du Kongo Central, estimant que le temps des distractions qui ont longtemps freiné la province est désormais révolu.

Les deux institutions ont convenu de se réunir une fois par trimestre afin de renforcer la cohésion, garantir une gestion transparente des finances publiques et corriger les éventuels dysfonctionnements.

Aujourd’hui, le climat délétère appartient au passé. L’heure est au travail, avec la ferme promesse de la population : lors des prochaines élections, tout dirigeant qui s’écarterait encore de l’intérêt général en paiera le prix. Comme le disent les sages : les intérêts communautaires doivent primer sur les intérêts personnels. Qu’on se le dise.

Dieudonné MUAKA DIMBI

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