
Lundi, 12 janvier 2026-Le ministre congolais de l’Intégration régionale, Floribert Anzuluni, a reçu samedi à Kinshasa une délégation d’activistes en provenance de Béni, Masisi et Goma, régions durement affectées par les violences armées dans l’Est de la République démocratique du Congo.
Composée en majorité de militants civiques persécutés pour avoir dénoncé l’agression rwandaise ou refusé de rejoindre la rébellion du M23, la délégation a dressé un tableau préoccupant de la situation sécuritaire et humanitaire dans les provinces du Nord-Kivu, du Sud-Kivu et de l’Ituri.
Au cours des échanges, les activistes ont particulièrement attiré l’attention du ministre sur les zones sous contrôle du M23-AFC, groupe rebelle soutenu par le Rwanda selon leurs témoignages.
Ils ont dénoncé une pression économique accrue sur les populations civiles, contraintes de s’acquitter de taxes illégales jugées excessives.
« Les populations sont soumises à des taxes trop chères, allant jusqu’à 45 dollars par personne, une charge insoutenable pour des familles déjà déplacées et appauvries par le conflit », a témoigné l’un des activistes.
La délégation a également alerté sur la poursuite des attaques des rebelles ADF dans le Grand Nord, ainsi que sur l’extension progressive de l’insécurité vers de nouveaux territoires, aggravant la crise humanitaire.
Originaire de l’Est du pays et ancien acteur de mouvements citoyens, le ministre Floribert Anzuluni a reconnu la gravité de la situation et appelé à une mobilisation collective face à ce qu’il a qualifié d’agression contre la nation.
« Le pays est agressé, la guerre est en cours et chaque Congolais doit l’intégrer. Seule une vaste mobilisation citoyenne, au-delà des clivages politiques, peut créer les conditions d’un retour durable à la paix », a-t-il déclaré.
ITK



