
Lundi, 26 janvier 2026-Une perturbation partielle du transport en commun a été observée lundi matin dans plusieurs communes de la ville de Kinshasa, à la suite d’un mouvement de grève déclenché par différentes associations de chauffeurs. Cette action fait suite à la fin de la période de courtoisie routière et à l’application stricte de nouvelles règles de circulation imposées par les autorités urbaines.
Dans la commune de Kintambo, au centre de la capitale, une absence notable de transports en commun a été constatée à plusieurs carrefours.
Les chauffeurs protestent contre les exigences administratives jugées trop contraignantes.
« On nous demande de remplir quatre conditions avant de rouler : payer la vignette, avoir le permis de conduire, être en ordre avec l’assurance et le contrôle technique. Pour remplir toutes ces conditions, il faudrait débourser près de 600 dollars, ce qui n’est pas à la portée de tout le monde », a déclaré Elvis Bomoyi, chauffeur de taxi sur la ligne Kintambo Magasin–Gare centrale.
Avenue de la Libération : trafic presque normal
Contrairement aux appels à la grève largement relayés sur les réseaux sociaux et à travers des tracts anonymes dimanche, la circulation est restée normale sur l’avenue Libération (ex-24 Novembre), dans le tronçon reliant le marché de Selembao à l’Université pédagogique nationale (UPN), dans les communes de Selembao et Ngaliema.
Sur cet axe, aucun ralentissement majeur n’a été enregistré. Conducteurs et motocyclistes ont continué à circuler malgré l’état de délabrement avancé de la chaussée.
À l’est de Kinshasa, sur le boulevard Lumumba, au quartier 1 de la commune de N’djili, la circulation des véhicules de transport en commun est restée timide. Les chauffeurs dénoncent les multiples contrôles et les tracasseries administratives.
« Nous n’allons pas travailler aujourd’hui car nous en avons marre des tracasseries des différents services affectés au contrôle des documents tels que le permis de conduire, l’autorisation de transport et l’assurance. Ils nous exigent d’acheter tous ces documents du coup alors que nous sommes encore au début de l’année », a déclaré Abraham Onokoko, conducteur rencontré sur place.
Kalamu : arrêt de travail partiel à la Place Kapela
La même situation a été observée à la Place Kapela, dans la commune de Kalamu, où une circulation réduite des taxis et bus privés a été constatée. Les transporteurs y ont également observé un arrêt de travail partiel pour protester contre les contrôles renforcés.
« Ils nous exigent d’acheter tout cela d’un seul coup, alors que nous sommes encore au début de l’année », a ajouté Abraham Onokoko, rencontré cette fois-ci à Kapela.
Un climat de tension entre autorités et transporteurs
Ce mouvement de grève illustre les tensions persistantes entre les autorités urbaines et les transporteurs, dans un contexte de lutte contre l’irrégularité des documents de bord et de renforcement de la discipline routière à Kinshasa. Les chauffeurs estiment que les coûts cumulés des différentes obligations administratives sont excessifs et inadaptés à leur pouvoir d’achat.
Pour l’heure, aucune communication officielle n’a encore annoncé d’éventuelles mesures d’assouplissement ou de dialogue avec les associations de transporteurs.
ITK



