
Lundi, 6 avril 2026-La ville portuaire de Matadi, chef-lieu de la province du Kongo Central, est composée de trois communes : Matadi, Nzanza et Mvuzi. Pourtant, un constat préoccupant s’impose : les efforts en matière de voirie urbaine semblent largement concentrés sur la seule commune de Matadi, au détriment des deux autres.
Dans les communes de Mvuzi et de Nzanza, plusieurs axes routiers stratégiques sont aujourd’hui dans un état de dégradation avancée.
La mairie de Matadi, censée intervenir, se retrouve limitée par des moyens financiers jugés insuffisants pour faire face à l’ampleur des travaux nécessaires. De son côté, la province, pourtant attendue en appui, reste largement absente.
À Mvuzi, la route reliant la place Momo au rond-point Minkondo est devenue quasi impraticable. Avec la reprise des pluies, la situation s’est fortement aggravée : nids-de-poule, eaux stagnantes, bourbiers et débuts d’érosion compliquent la circulation.
À Nzanza, plusieurs tronçons sont également touchés. Il s’agit notamment de la route longeant l’avenue Muanda, entre le Collège Mass des Savants et la galerie Tona, ainsi que des axes reliant l’entrée du camp Banana à l’hôpital de l’Onatra via le magasin Shop et à l’Institut technique professionnel (ITP).
À cela s’ajoute la route ceinture censée relier les trois communes, dont les travaux, entamés depuis plusieurs décennies, restent inachevés.
Ces infrastructures délabrées constituent un véritable calvaire pour les usagers : camionneurs, motocyclistes, conducteurs de tricycles, piétons et riverains.
Une situation d’autant plus incompréhensible que Matadi demeure une vitrine stratégique du pays, notamment grâce à ses installations portuaires de l’Office national des transports (Onatra) et de Matadi Gateway Terminal.
Face à ce qu’ils considèrent comme un abandon, les habitants de Mvuzi et Nzanza expriment une colère croissante. Ils dénoncent une gestion inéquitable de la voirie urbaine et interpellent les autorités provinciales à agir sans délai. À défaut, ils menacent de sanctionner sévèrement les dirigeants lors des prochaines échéances électorales.
La population appelle ainsi à une mobilisation urgente de moyens conséquents pour relancer les travaux interrompus et réhabiliter les routes concernées.
L’objectif est clair : rétablir une circulation normale dans l’ensemble de la capitale provinciale. Et pour beaucoup, il y a désormais urgence.
Dieudonné MUAKA DIMBI



