
Jeudi, 16 avril 2026 – L’augmentation des demandes d’asile des ressortissants congolais en Belgique suscite de vives inquiétudes au sein de la société civile. Pour Jean Claude Katende, président national de l’ASADHO et vice-président de la FIDH, cette tendance est loin d’être anodine : elle traduirait une dégradation du climat politique en République démocratique du Congo.
Dans une déclaration rendue publique, l’acteur des droits humains estime que cette hausse constitue « un indicateur objectif » d’un durcissement du régime du président Félix Tshisekedi face aux voix critiques.
Selon lui, les services de sécurité recourraient de plus en plus à des représailles pour faire taire les opposants politiques, les militants des mouvements citoyens ainsi que les acteurs de la société civile.
Jean Claude Katende pointe particulièrement du doigt le rôle du Conseil national de cyber défense, qu’il accuse d’être utilisé pour surveiller, traquer et intimider les citoyens exprimant des critiques contre la gouvernance actuelle.
Une situation qui, selon lui, contribue à instaurer un climat de peur et pousse de nombreux Congolais à chercher refuge à l’étranger.
Face à cette situation, le président de l’ASADHO appelle les autorités belges à jouer un rôle actif. Il exhorte la Belgique à exercer des pressions diplomatiques sur son partenaire congolais afin de favoriser le rétablissement de l’État de droit, la protection des libertés fondamentales et l’ouverture de l’espace démocratique.
À défaut d’un changement de cap, prévient-il, la tendance actuelle pourrait s’aggraver. « Les demandes d’asile risquent d’exploser non seulement en Belgique, mais également dans l’ensemble des États membres de l’Union européenne », alerte-t-il.
Cette prise de position intervient dans un contexte où plusieurs organisations nationales et internationales dénoncent régulièrement des atteintes aux libertés publiques en RDC, notamment en période de tensions politiques.
Elle relance le débat sur la gouvernance, la protection des droits humains et les responsabilités des partenaires internationaux dans l’accompagnement démocratique du pays.
ITK



