Okapinews.net
ProvinceSécuritéUne

Ituri : James Swan lance sa première mission de terrain à la tête de la MONUSCO à Bunia !

publicite-candidat

Mardi, 21 avril 2026-Le nouveau chef de la MONUSCO, James Christopher Swan, a entamé ce mardi 21 avril 2026 une visite de 48 heures à Bunia. Sa première descente de terrain depuis sa prise de fonction le 7 avril. Il a salué les progrès de stabilisation de l’Ituri, malgré la persistance des exactions de la milice CRP.

Une visite de 48 heures, la première sur le terrain depuis sa nomination le mardi 7 avril dernier. Il arrive de Beni, au Nord-Kivu, où il venait également de passer deux jours.

« Une ville qui a complètement changé »

À sa descente d’avion, James Swan a été accueilli par le gouverneur militaire de l’Ituri, le général Johnny Luboya Nkashama, et le chef de bureau de la MONUSCO en province, Josiah Obat.

Direction : le quartier général de la MONUSCO. Pendant près de deux heures, le nouveau patron des casques bleus a rencontré l’équipe des Nations unies basée en Ituri : Agences, Fonds et Programmes, ainsi que la MONUSCO.

Objectif affiché de la réunion : « s’imprégner des réalités du terrain, savoir ce que font les uns et les autres », dans le cadre des mandats respectifs.

Pour James Swan, ce retour à Bunia a une saveur particulière. « Je suis agréablement surpris de revenir 23 ans après à Bunia, ville qui a complètement changé », a-t-il confié devant ses collègues.

« La dernière fois que j’avais été ici, c’était au lendemain de l’opération Artémis que la MONUC avait lancée, pour aider à résoudre le conflit entre les Hema et les Lendu », a rappelé le diplomate américain, qui connaît bien la région pour y avoir servi au début des années 2000.

Le Représentant spécial a ensuite suivi un briefing sécuritaire sur la situation en province. Si l’Ituri _« a fait un pas indéniable vers sa stabilisation ces dernières années », la province reste confrontée aux « exactions contre les forces de défense congolaises et les populations civiles de la milice CRP, Convention pour la Révolution populaire de Thomas Lubanga ».

James Swan a tenu à _« louer le travail des humanitaires pour leurs contributions essentielles à la diminution des souffrances des populations, malgré un contexte sécuritaire préoccupant ».

L’accalmie relative observée aujourd’hui est le résultat de plusieurs facteurs combinés. D’abord, les opérations militaires conjointes FARDC-MONUSCO et l’appui de la MONUSCO aux opérations conjointes FARDC-UPDF. Ensuite, les dialogues intra et intercommunautaires organisés par les autorités provinciales avec l’appui de la MONUSCO.

Les sensibilisations communautaires menées par les chefs coutumiers, les associations de femmes et les structures de jeunesse ont aussi joué un rôle clé. Elles ont abouti à la signature de l’accord de paix dit d’Aru2, avec de nombreux groupes armés ayant opté pour la cessation des hostilités.

Conséquence directe : « des dizaines de milliers de personnes déplacées ont pu retourner dans leurs villages qu’elles avaient abandonnés plusieurs années auparavant, à cause des atrocités des groupes armés ».

Aujourd’hui, « subsistent encore quelques poches de résistance, notamment dans certains endroits des territoires de Djugu et d’Irumu », reconnaît le chef de bureau de la MONUSCO en Ituri.

« Mais la situation d’aujourd’hui n’est plus celle que nous avions il y a quelques années. On observe un peu partout l’accalmie, malgré les attaques presque quotidiennes de la milice CRP qui refuse de s’inscrire dans la dynamique de paix en cours », précise Josiah Obat.

Pendant son séjour, James Swan multipliera les rencontres : autorités provinciales, Assemblée provinciale, gouverneur, représentants de la société civile, associations de jeunes et de femmes.

Avec ses interlocuteurs, il évaluera « l’appui de la MONUSCO, la situation sécuritaire, la protection des civils et les efforts conjoints de la MONUSCO et des forces de défense et de sécurité congolaises nécessaires pour stabiliser durablement la province ».

En Ituri, la MONUSCO assure la protection physique directe de centaines de milliers de déplacés, en collaboration avec les FARDC, les leaders communautaires, les femmes, les jeunes et les acteurs humanitaires.

 

Jospin wa JORKIM 

publicite-candidat

Liens Pertinents