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Mont-Ngafula : au cœur du dossier « Mukanga 3 », le camp Zico Mukanga rejette les accusations « infondées » contre son image !

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Lundi, 27 avril 2026-La polémique autour du site foncier dénommé « Mukanga 3 », situé dans la commune de Mont-Ngafula à Kinshasa, prend une nouvelle tournure. Mise en cause sur les réseaux sociaux par une femme qui l’accuse d’occupation illégale d’un terrain qu’elle présente comme sa propriété, la partie Zico Mukanga est sortie de sa réserve pour rejeter en bloc ces allégations, dénonçant une campagne de diffamation savamment orchestrée pour ternir son image et fragiliser ses investissements.

Dans une mise au point transmise à la presse, les responsables de l’ASBL affirment n’avoir aucun lien contractuel, administratif ou commercial avec la plaignante.

Selon eux, cette dernière cite abusivement le nom de l’ASBL Zico Mukanga sans présenter le moindre document légal susceptible d’étayer ses accusations.

Pour la direction de Zico Mukanga, il ne s’agirait pas d’une simple contestation foncière, mais d’une tentative de nuisance ciblée dans un contexte où le secteur immobilier et foncier à Kinshasa connaît une forte concurrence.

Parmi les arguments avancés par la partie Zico Mukanga figure le facteur temps. Selon un haut responsable de l’ASBL, le site « Mukanga 3 » a été officiellement lancé en octobre 2025. Depuis cette date, plusieurs aménagements visibles ont été réalisés sur place, notamment l’implantation d’infrastructures et l’ouverture, en mars 2026, du bureau du quartier.

Malgré cette occupation publique et connue de tous, aucune contestation n’aurait été enregistrée pendant près de six mois. Ce n’est qu’en avril 2026 que la plaignante serait apparue sur les réseaux sociaux pour revendiquer le terrain.

« Si réellement il y avait spoliation ou préjudice, pourquoi avoir attendu tout ce temps avant de réagir ? », s’interroge ce cadre, estimant que ce silence prolongé affaiblit sérieusement la crédibilité de la démarche engagée.

Des versions contradictoires sur la localisation du terrain

Autre élément soulevé par la partie Zico Mukanga : les contradictions relevées dans les déclarations publiques de la plaignante.

Selon les responsables de Zico Mukanga, dans une première vidéo diffusée en ligne, la dame affirme que le terrain litigieux correspond à l’emplacement actuel du bureau du quartier. Dans une autre séquence, elle désigne pourtant un espace différent.

Pour l’ASBL, ces versions divergentes démontrent une méconnaissance du site ou, à tout le moins, l’absence de certitude sur les limites exactes du terrain revendiqué.

Elle rappelle par ailleurs que le périmètre de « Mukanga 3 » aurait été borné officiellement dès octobre 2025 par les services compétents du cadastre de Mont-Ngafula.

La société soutient également que toute contestation relative à la cession du terrain devrait être dirigée vers le vendeur initial, identifié comme le chef coutumier David Matadi Kibala, et non contre elle.

Selon ses responsables, Zico Mukanga n’est qu’un acquéreur de bonne foi ayant obtenu un acte de vente coutumier régulier, signé par les autorités habilitées.

Ils estiment dès lors que la procédure normale aurait consisté, pour la plaignante, à saisir les instances administratives ou judiciaires compétentes contre le cédant présumé, plutôt que de lancer une campagne médiatique sur internet.

Dans son communiqué, la partie Zico laisse entendre que cette affaire pourrait cacher des intérêts concurrents liés à la forte valeur économique prise par les espaces fonciers de Mont-Ngafula.

La zone concernée attire depuis plusieurs mois promoteurs immobiliers, investisseurs privés et particuliers en quête de parcelles viabilisées.

Pour la partie Zico, l’attaque dont elle fait l’objet viserait davantage à freiner ses projets et à décourager d’éventuels clients qu’à faire triompher un quelconque droit.

Elle déplore notamment les appels au boycott lancés contre ses activités sans qu’aucun titre de propriété authentifié n’ait, selon elle, été produit à ce jour.

Les avocats de Matadi Kibala affirment avoir décidé de porter l’affaire devant les juridictions compétentes.

Une première plainte pour diffamation aurait été déposée le 21 avril 2026 au commissariat de Mitendi contre les auteurs des accusations publiques jugées mensongères.

L’objectif affiché est de rétablir l’honneur du chef coutumier David Matadi Kibala, également député provincial, accusé dans cette affaire de cession irrégulière.

Une seconde procédure aurait été initiée devant l’auditorat militaire à la suite d’une descente mouvementée sur le site litigieux.

Selon des témoignages recueillis sur place, la plaignante se serait rendue sur les lieux accompagnée d’hommes armés.

Des dégâts matériels auraient été constatés et un climat de panique provoqué parmi les occupants.

Si ces faits étaient établis, ils pourraient alourdir considérablement le dossier.

En conclusion, l’ASBL insiste sur le fait que son président, Zico Mukanga, ne saurait être personnellement impliqué dans un litige qui relèverait exclusivement d’une transaction foncière antérieure entre cédant et premier acquéreur.

Elle affirme disposer de documents réguliers et se dit prête à les présenter devant toute autorité compétente.

Alors que l’affaire continue d’alimenter les débats à Kinshasa, une seule certitude demeure : le dossier « Mukanga 3 » semble désormais quitter le terrain des réseaux sociaux pour celui des tribunaux, où chaque partie devra apporter les preuves de ses prétentions.

ITK

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