
Vendredi, 23 août 2024-La joie immense manifestée tout dernièrement par les habitants de Muanda, ville située à 210 kms à l’Ouest de Matadi, chef-lieu de la province du Kongo Central, suite à l’amorce des travaux de réseautage et d’installation de son éclairage public, n’a malheureusement duré que l’espace d’un matin.
En effet, se trouvant présentement en butte à de très sérieuses difficultés d’ordre technique et financier ; mais aussi et surtout ne sachant sur quel pied se tenir encore, la Commission de Gestion de Fonds de Muanda, CGFM acronyme, principal initiateur et superviseur desdits travaux qui entrent dans le cadre du fameux dossier lié à 10 millions $ faisant à ce jour couler encre et salive, a décidé, de façon unilatérale, de sa suspension pendant un moment.
Alors que lesdits travaux se déroulaient normalement à la satisfaction générale d’une frange de la population seulement.
Les autres, par contre très réticents, trouvent par l’exécution de ces travaux qu’ils jugent d’ailleurs de la pure distraction, une façon pour les gestionnaires de cette cagnotte présidentielle essentiellement destinée au développement de l’ensemble du territoire de Muanda, de se justifier.
Et cela, au vu de la forte pression qu’ils ne cessent de subir de la part de ses bénéficiaires qui, apprend-t-on des sources dignes de foi, ont déjà saisi la justice en vue de voir clair sur son utilisation.
Cependant, Michel Makengo Masanzambi, Président de la CGFM, accuse la société Perenco qui, selon lui, ne facilite pas la tâche à sa structure pour non respect des engagements pris de commun accord entre les deux parties et lesquels consistent entre autres à fournir à cette fameuse commission au moins 3 mégawatts devant lui permettre d’alimenter son réseau composé de 15 cabines électriques suivant le plan de travail initial élaboré ensemble.
Face à ce que cette commission qualifie de désagrément délibérément orchestré par la société Perenco, les gestionnaires de cette cagnotte présidentielle qui ne savent plus à quel saint se vouer, auraient déjà entamé des discussions avec d’autres partenaires qu’ils auraient ciblés d’avance.
Selon une certaines indiscrétions, ces discussions qui seraient déjà très avancées, tendent lentement mais sûrement vers leur aboutissement.
Question pour la CGFM d’avoir une source d’énergie alternative au niveau de la Perenco afin de lui permettre d’alimenter son réseau électrique.
A noter que tous les équipements devant servir à ces cabines électriques, 15 au total, à en croire le Président de cette structure, sont déjà disponibles sur place à Muanda et n’attendent seulement qu’ils soient installés et alimentés pour poursuivre les travaux.
Ce qui revient d’emblée de dire qu’une fois les négociations avec ses partenaires terminées, la CGFM qui tient à aller jusqu’au bout de ce projet, décidera enfin de la reprise desdits travaux.
De son côté, Robert Niondo, député national élu de cette circonscription électorale dont le cerveau a toujours projeté de bonnes initiatives, pense, quant à lui, que l’électrification de cette ville côtière abritant le siège d’exploitation de grandes sociétés pétrolières de la République Démocratique du Congo, fait partie de l’une de ses préoccupations majeures et prioritaires pendant le 5 ans de son mandat dans la mesure où elle constitue, a-t-il reconnu, le socle du développement durable du territoire de Muanda.
A cet effet, cet élu du peuple qui ne veut jamais se mêler aux actions des autres, invite tout simplement la population de Muanda à prendre son mal en patience. Car, d’ici fin de son mandat, a-t-il conclu, cette ville qui sert de la capitale du territoire de Muanda, subira des grandes transformations.
C’est aussi le souci des originaires du territoire de Muanda qui tiennent mordicus à voir Muanda devenir une ville de renommée pétrolières qui n’aurait rien à envier à d’autres d’Afrique.
À l’exemple des villes pétrolières angolaises de Cabinda et de Soyo pour ne citer seulement que ces deux là parmi tant d’autres.
Dieudonné MUAKA DIMBI



