
Vendredi, 16 mai 2026-La province de l’Ituri replonge dans l’inquiétude. Le gouvernement congolais a officiellement annoncé, vendredi 15 mai 2026, l’apparition d’une nouvelle épidémie de maladie à virus Ebola dans le nord-est de la République démocratique du Congo.
Depuis Kinshasa, le ministre de la Santé publique, Samuel Roger Kamba Mulanda, a confirmé que trois zones de santé sont déjà touchées : Bunia, Rwampara et Mongwalu. Cette flambée constitue la 17ᵉ résurgence d’Ebola enregistrée en RDC depuis 1976.
Les analyses effectuées par l’Institut national de recherche biomédicale (INRB) ont confirmé la présence de la souche Bundibugyo. Sur 13 échantillons sanguins prélevés le 14 mai dernier, huit se sont révélés positifs au virus.
Selon les premières conclusions de l’enquête épidémiologique, le cas index présumé serait un infirmier décédé le 24 avril au Centre médical évangélique de Bunia. Le soignant présentait plusieurs symptômes caractéristiques de la maladie, notamment une forte fièvre, des hémorragies, des vomissements répétés ainsi qu’une sévère fatigue généralisée.
Le ministère de la Santé fait état d’un bilan provisoire préoccupant : 246 cas suspects ont déjà été recensés, tandis que 80 décès ont été enregistrés, dont quatre cas confirmés positifs à Ebola.
Face à cette situation sanitaire jugée alarmante, les autorités ont déclenché le plan national de riposte. Plusieurs mesures d’urgence ont été annoncées :
Activation du Centre des opérations d’urgence de santé publique via l’INSP ; Renforcement de la surveillance épidémiologique dans les communautés et aux points d’entrée ; Gratuité des soins pour les patients pris en charge ; Déploiement des équipes d’intervention rapide dans les zones affectées.
« Nous ne pouvons pas perdre de temps. L’objectif est d’endiguer rapidement la chaîne de transmission et de protéger les populations de l’Ituri », a déclaré le ministre Samuel Roger Kamba Mulanda.
Les autorités sanitaires appellent également la population au calme, tout en insistant sur le strict respect des mesures de prévention. Les habitants sont invités à éviter tout contact avec des personnes malades ou des corps sans vie, à signaler immédiatement les cas suspects et à appliquer rigoureusement les règles d’hygiène, notamment le lavage des mains et la désinfection.
Le ministère met également en garde contre tout contact avec des animaux malades ou retrouvés morts, susceptibles de favoriser la propagation du virus.
Afin de faciliter les alertes, le numéro vert gratuit 151 a été rendu accessible 24 heures sur 24 pour signaler tout cas suspect.
« Toutes les dispositions techniques et logistiques sont prises pour contenir cette flambée. Nous travaillons en étroite collaboration avec nos partenaires nationaux et internationaux », a assuré le ministère de la Santé.
Jospin wa JORKIM



